Lettres à Félician, d'Ingeborg Bachmann

Publié le par Léthée Hurtebise

Présentation de l'éditeur

 

Ecrites par la plus célèbre poétesse allemande du XXe siècle, alors âgée de dix-huit ans, ces lettres d'amour - dont on ne sait si elles sont réelles ou fictives -, hantées par la destruction et la mort, composent pourtant un magnifique hommage à la nature et à la vie, dans leur fugacité même. En vers ou en prose, elles possèdent une musicalité délicate, rendue par un traducteur d'exception, et reflètent la problématique et le paradoxe suprême de la langue, qui dissimule le sens tout en le sublimant. Œuvre inclassable dont Pierre-Emmanuel Dauzat propose dans sa préface une lecture saisissante, les Lettres à Felician offrent une nouvelle perspective sur l'écriture et la biographie de l'auteur.

 
Biographie de l'auteur

 

Née en Autriche en 1926, Ingeborg Bachmann est morte accidentellement en 1973. Déjà parus chez Actes Sud : Franza, récit, 1985; Leçons de Francfort, essais, 1986; Berlin, un lieu de hasards, récit, 1987 ; Requiem pour Fanny Goldmann, roman, 1987; Poèmes, 1989; Le Bon Dieu de Manhattan, théâtre, 1990 ; Le Passeur, nouvelles, 1993 ; Trois sentiers vers le lac (Babel n° 724) 2006.

 

Léthée :

 

Ce petit lot de lettres « destinées mais non expédiées » est tout simplement délicieux. On ne sait qui est ce Félician, mais on l’envie d’avoir été la muse imaginaire d’aussi belles lettres. Chaque déclaration mentionne l’absence, la distance, le manque et le désir. La muse Félician donne naissance à un monde envoûtant et inquiétant. La douleur semble plus grande et plus jouissive que la simple contemplation d’un bonheur assuré. A lire absolument pour peu qu’on soit amoureux des mots : la beauté du texte fait oublier que le destinataire n’est probablement qu’un être imaginaire.

 

Publié dans Archives Littéraires

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