L'ennui, vu par Emile Michel Cioran
"... la meilleure description vivante de l'ennui : du temps qui ne coule pas. Du temps qui manque d'objet. C'est l'ennui qui frise le désespoir. (...) Ensuite, il y a Chateaubriand. Il donne la même définition de l'ennui que Heidegger. Pour lui l'ennui, c'est la perception de l'existant. Cest par l'ennui qu'on voit les choses, qu'on les perçoit et qu'on se sent vivre. Dans Atala, Chateaubriand dit : Je ne m'apercevais de mon existence que dans l'ennui. Dans l'ennui, le temps ne peut pas s'écouler. Chaque instant se gonfle, et le passage d'un instant à l'autre ne se fait pas, pour ainsi dire. La conséquence c'est qu'on vit dans une inadhésion profonde aux choses. Tout le monde a connu l'ennui. De l'avoir connu par accès, ce n'est rien du tout. Mais avoir connu un état d'ennui constant pendant une période de sa vie, c'est une des expériences les plus terribles qu'on puisse faire. "
Pour lire la suite de cette réflexion sur l'ennui, lisez l'entretien entre Cioran et Léo Gillet, dans Cioran, Entretiens, aux éditions Arcades Gallimard.
Pour lire la suite de cette réflexion sur l'ennui, lisez l'entretien entre Cioran et Léo Gillet, dans Cioran, Entretiens, aux éditions Arcades Gallimard.
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