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"Et après ? Une autre besogne... pourquoi ? Dans quel but ? Sans raison, il n'y a pas de but. Et à la fin de la journée qu'arrivera-t-il ? Rien. Et demain ? La même chose qu'aujourd'hui. (...) Non... elle ne pourra jamais. Attendre plutôt. Attendre que quelque chose  arrive... Ce soir ?." La femme de gilles, Madeleine Bourdouxhe, Actes Sud.

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Chroniques de lectures

Par Léthée
Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /2009 15:29
Voici une petite sélection des livres dont je dois vous parler avant la fin de l'année. Cette liste n'est pas exhaustive. Certaines lectures intégreront des dossiers, d'autres feront l'objet de petits articles. Tous ces ouvrages sont en tout cas hautement recommandables ! ;)

Le Cordon de Soie de Frédérique Deghelt.
D'où viens-tu ? Je scrute les traits de ton visage, un peu de lui, un peu de moi... Beaucoup de toi. Un toi réel, inconnu. Ton regard s'arrime au mien. Ils disent que tu ne vois rien. Je crois qu'ils se trompent. Dans le lent mouvement de mon corps qui te berce, je sais des secrets inaccessibles.

Dieu en personne, de Marc-Antoine Mathieu
Plongez dans l'univers contrarié de Marc-Antoine Mathieu. On lui connaissait une tendance Kafkaïenne, mais lorsqu'il fait de Dieu son personnage principal, cela dépasse l'imagination... et l'entendement ! A savourer !

Le Pur et l'Impur, de Colette
Colette a 59 ans lorsqu'elle publie, en 1932, Ces plaisirs dont le titre deviendra, en 1941, Le pur et l'impur. Elle atteint alors la perfection de sa sensibilité et de son style, si intense dans ce libre recueil de souvenirs attachés à quelques figures de femmes ou d'hommes "monstrueux". Souvenirs moraux pourrait-on- dire, puisque Colette y traque les instants de beauté ou de grâce qui font croire en une certaine pureté de la vie. Souvenirs de "spectateur" ou de "témoin translucide"; elle y écoute et nous fait entendre la musique d'une voix, d'un regard, d'une présence. Entre deux parfums, on y discernera l'odeur subtile de l'amour et de la jalousie. Colette exerce ici, sur trente années de sa vie parisienne, la clairvoyance secrète qu'elle partage avec les chats qui l'accompagnent. Voici un livre qui commence par les vibrations intimes des corps, par ces désirs et ces plaisirs qui ne suffisent jamais, et qui finit par l'aveu d'une "soif optique de pureté". Colette espérait que l'on s'apercevrait un jour que c'est là son meilleur livre.

Avant le matin, de Jacques Chessex
Peut-il y avoir un plus grand péché qu'aimer d'amour charnel une sainte ? " Je raconte la vérité sur une vie sainte. Je le fais sans obligation ni prudence, dans le souci de rendre justice à une femme de Dieu. " Le narrateur croise le chemin
d'Aloysia Pia Canisia Piller, dite Canisia, à Fribourg. Il la suit dans la cité médiévale et catholique où il surprend les secrètes amours de l'abbesse avec les rebuts de l'humanité. Pour élever les hommes vers Dieu, elle se donne, et plus elle est souillée, mieux elle est sanctifiée. Il contemple en égaré le double visage de la déchéance et de l'élévation. Prose entre sépulcre et ciel, prose en couronne d'épines, ce roman d'un christianisme tout à la fois pacifié et exaspéré confirme que Jacques Chessex est l'un de nos plus grands écrivains.

Efina, de Noëlle Revaz
Peut-il y avoir un plus grand péché qu'aimer d'amour charnel une sainte ? " Je raconte la vérité sur une vie sainte. Je le fais sans obligation ni prudence, dans le souci de rendre justice à une femme de Dieu. " Le narrateur croise le chemind'Aloysia Pia Canisia Piller, dite Canisia, à Fribourg. Il la suit dans la cité médiévale et catholique où il surprend les secrètes amours de l'abbesse avec les rebuts de l'humanité. Pour élever les hommes vers Dieu, elle se donne, et plus elle est souillée, mieux elle est sanctifiée. Il contemple en égaré le double visage de la déchéance et de l'élévation. Prose entre sépulcre et ciel, prose en

couronne d'épines, ce roman d'un christianisme tout à la fois pacifié et exaspéré confirme que Jacques Chessex est l'un de nos plus grands écrivains.

Mademoiselle Bonsoir, suivi de La Reine des garces, de Boris Vian
La vie s'égrène mollement dans la rédaction du magazine Coeur Maître, jusqu'au jour où le responsable du courrier du coeur lance une idée géniale : trouver une demoiselle capable d'aller endormir les célibataires... La belle est trouvée, et très vite toute l'équipe tombe sous son charme ainsi que tous ceux qu'elle approche, dont un tueur en série insomniaque... Ballets, choeurs, chorégraphies de clochards, danse des robots... Mademoiselle Bonsoir est une comédie à la fois tendre et virevoltante, digne de Broadway ! Overlord Mauser mène une vie de star jusqu'au mariage de sa fille qui, pour une raison fort cocasse et inattendue, décide de se venger de son père en devenant... la Reine des garces ! Qu'elles soient " Reine de coeur " ou " Dame de pique ", les héroïnes de ces deux comédies musicales inédites font revivre le génie fantaisiste, satirique et visionnaire de Boris Vian.
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Par Léthée
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 12:35
Bonjour à tous,

Finalement, ce blog restera en place, ouvert, accueillant et je l'espère, pour longtemps encore.
Je me remets donc au travail pour partager avec vous mes découvertes, coups de coeur et autres friandises culturelles.

A très bientôt !
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Par Léthée
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 06:21
Je ne résiste pas : je vous fais partager dès maintenant quelques idées de lecture supplémentaires, en attendant que je les commente ici ou ailleurs davantage.
Il y a un peu de tout et c'est tant mieux car ces petites découvertes très variées sont ma foi bien divertissantes, exotiques.

Puisque j'aime procéder dans l'ordre nous avons :


Comme un mensonge, de Anne Luthaud, de chez Verticales.
Cet ouvrage fonctionne presque comme un conte, puisqu'il s'agit d'une réécriture morderne de Barbe bleue. Mais l'intérêt de l'histoire présentée est que pour une fois, on donne la parole aux femmes, donc aux victimes. On peut enfin savoir qui sont ces 6 femmes (la septième réussit à s'échapper souenez-vous) qui ont trouvé la mort, pourquoi, et comment.. du moins le croit-on. ;) Car l'histoire réserve des surprises puisqu'il nest pas de réécriture efficace d'un conte dont on connaît la fin par coeur sans inventer soi-même une autre chute surprenante : Anne Luthaud l'a bien compris, et ça marche.



La belle endormie, de Gérard de Cortanze, aux éditions Le serpent à plumes.
Ici, pas de chambre obscure où un vieux japonais viendrait caresser quelques jeunes femmes alanguies. Ne vous méprenez pas sur le titre, il ne s'agit pas, cette fois, d'une réécriture des Belles endormies de Kawabata. En l'occurrence, Gérard de Cortanze prend plutôt l'Italie pour théâtre. Il s'agit d'un livre érotique, où le monsieur s'amuse à user d'un vocabulaire suranné dans une histoire qui se passe en 2008, mais qui repose sur des intrigues morbides et sexuelles mêlant ses ancêtres et quelques fantômes d'aujourd'hui... Vous vous y retrouverez très vite cependant parce que l'intrigue est rondement menée. En outre, l'érotisme est un prétexte car on a surtout envie de comprendre l'intrigue et de connaître le funeste destin de la revenante ensorceleuse...



Parfois les Brötchen croquent sous la dent, de Hermann Kant, aux éditions Autrement.
Nous voilà partis en Allemagne. Le narrateur est un fana de Brötchen, ces drôles de pains grillés qu'on ne trouve que dans les pays de l'Est. Pour s'en procurer, il va tomber dans un engrenage absurde, se mettre en tête de pouvoir les obtenir grâcieusement, et faire tourner plus vite encore les rouages dudit engrenage dans  lequel il finira par se coincer les doigts... moralité de l'histoire : on a rien sans rien, surtout pas de quoi satisfaire sa gourmandise, puisque c'est un vilain défaut. :D Très raffraîchissant, drôle, original.



Le diable sur le divan, de Christophe Allanic, aux éditions Cheminements.
Monsieur Serin a de bien étranges patients : Le diable, une fourchette, une vache anorexique, un banc, un caméléon... voici une petite série de séances de psychanalyse pour le moins originales. A vrai dire, c'est carrément poilant ("Madame Fourchette n'était pas dans son assiette...") car les jeux de mots et différentes blagues qui nous sont servies n'arrivent jamais lorsqu'on s'y attend. Ici la psychanalyse compte beaucoup sur la phonétique bien sûr, clé de voûte des névroses en présence. C'est léger, mais parfois, le ton est si sérieux qu'on se demande où on est tombé... Très amusant !


La femme qui dort, de Natsuki IKEZAWA, aux éditions Philippe Picquier.
En voilà une japonaise qui dort ! En fait, il s'agit d'un recueil de 3 nouvelles absolument fabuleuses. Il s'agirait presque de contes tant la poésie investit chacune des histoires en présence. On reconnaît bien là le style japonais mais sans l'hermétisme de Ogawa, sans la mélancolie de Kawabata, l'originalité de Murakami en moins. Etrangement, l'esprit du Japon est là, et l'écriture s'attache justement à s'y intéresser dans chacun des textes. Mais l'auteur, qui a vécu à l'étranger (en Grèce, en France) semble vouloir adopter les techniques de narration occidentales pour relater des histoires dont l'étrangeté et l'esprit oriental ne font aucun doute. C'est tout simplement magique.

Bonne lecture !
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Par Léthée
Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 21:24
Voici le bilan des lectures du mois de mai. De quoi peut-être vous donner quelques idées.
Onze pour ce mois-ci et que de bonne choses.
J'ai surligné les ouvrages du mois en question. J'ai remonté la pile entière pour ceux qui ne l'auraient pas vue auparavant. Bonne fin de week-end à tous. J'ai repoussé quelques lectures commencées, laissées en plan, ce qui n'a rien à voir avec la qualité des ouvrages mais avec le temps. Le mois de juin s'annonce encore plus chargé en lectures, et rien que des lectures, que j'espère pouvoir vous faire découvrir, apprécier juste avant l'été : de quoi remplir une bonne valise. En attendant... pataugeons dans ce ..  Joli joli mois de mai...

Ordre Auteur Titre Date Chronique ?
1 Bernhard Schlink Week-end 06/01/09   Ici
2 Christina Mirjol Suzanne ou le récit de la honte    10/01/09    Ici
3 Witold Gombrowicz La pornographie  28/01/09   Ici
4 Annie Ernaux Une femme 03/02/09    Ici
5 Jacques Chessex Un juif pour l'exemple 28/02/09   ici
6 Maxence Fermine Le violon noir  01/04/09   ici
7 Françoise Sagan La Chamade  09/02/09    ici
8 Anne-Sylvie Sprenger  Vorace  10/02/09   ici
9 Anne-Marie Garat  L'amour de loin  12/02/09    bientôt 
10 Nathalie Kuperman J'ai renvoyé Marta  17/02/09    ici
11 Jérôme Ferrari Dans le secret  22/02/09    ici
12 Jacques Chessex Le vampire de Ropraz 02/03/09    ici 
13 Tony Sandoval Le Cadavre et le sofa (BD) 18/02/09    ici 
14 Milena Agus Mon voisin 08/03/09    ici
15 Nathalie Kuperman Petit déjeuner avec Mick Jagger 10/03/09    bientôt
16 Madeleine Bourdouxhe
La femme de Gilles 26/05/09    bientôt + dossier
17 Tatiana de Rosnay  Boomerang  26/02/09    ici + Mag n°16 
18 Iouri Droujnikov La seconde femme de Pouchkine 12/03/09    dossier prévu
19 Marie Ndiaye La diablesse et son enfant 25/03/09    ici
20 Stéphanie Hochet L'apocalypse selon Embrun  15/03/09    ici
21 Anne-Marie Garat Hongrie  25/03/09    Mag n°18 (juillet)
22 Daniel Lacotte Les petites histoires de la grande Histoire
17/05/09    Ici et article mag
23
Frédérique Deghelt  La grand-mère de Jade  28/03/09    Mag n°17 (juin)
24
Stig Dagerman
Notre besoin de consolation est impossible à rassasier  31/05/09     bientôt
25
Didier Decoin Est-ce ainsi que les femmes meurent ?  29/03/09    article mag
26
Alexandre Skorobogatov Véra 10/05/09    dossier mag
27
Nathalie Kuperman Pas un mot 30/03/09   bientôt 
28
Milan Kundera Une rencontre  24/05/09    article mag
29
Tatiana de Rosnay Moka  12/04/09   bientôt
30
Paco Roca  Rides  01/04/09    ici
31
Anne Luthaud Comme un mensonge
    Lecture en cours
32
Fiodor  Dostoïevski Les frères Karamazov      Lecture en cours
33
Henry Winterfeld  Les enfants de Timpelbach  21/04/09   ici
34
François Sagan Bonjour New York   09/05/09    article mag
35
Samuel Beckett  Pour finir encore  10/05/09
  bientôt 
36
Samuel Beckett  Les os d'écho  10/05/09    bientôt
37
Markus Orths Femme de chambre 24/05/09    article mag
38
Nina Berberova  Le laquais et la putain  15/05/09    ici
39
Harold Cobert  Un hiver avec Baudelaire
13/05/09
  ici et dossier mag
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Par Léthée
Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /2009 05:55
Voilà quelques nouvelles de mes lectures en cours :

La femme de Gilles, de Madeleine Bourdouxhe
Il sera intégré plus tard à un dossier pour le magazine des livres, si tout se passe bien, consacré à l'auteur. Ici, il sera classé dans "Les grandes dames".
Présentation de l'éditeur
Elisa est la femme de Gilles. Elisa aime Gilles. C'est son homme, celui dont elle attend le retour chaque jour, celui pour lequel elle travaille dur dans la maison, celui dont elle est à nouveau enceinte, celui au bras duquel elle regarde le soir tomber sur leur petit jardin d'ouvrier. Quand elle comprend qu'il s'est mis à en aimer une autre, elle ne peut que se taire, souffrir, attendre et espérer. Jusqu'à ce que ça finisse. Bouleversant par sa simplicité douloureuse, sa langue limpide et sa sensualité retenue, ce roman illuminé par le personnage inoubliable d'Elisa s'immisce dans le cœur insondable des passions.




Femme de Chambre, de Markus Orths

Présentation de l'éditeur
Femme de chambre dans un hôtel, Lynn y satisfait sa manie obsessionnelle du nettoyage. Même les affaires personnelles des clients font l'objet d'une inspection approfondie et indiscrète. Un soir, dans la chambre 303, la jeune femme enfile par-dessus son tablier le pyjama du client, et lorsque ce dernier tourne la clé dans la serrure, il ne lui reste qu'à se glisser sous le lit. La nuit qu'elle y passe constitue un pas de plus dans l'intrusion amorcée. Un pas qui va la mener très loin...





Les Catilinaires, d'Amélie Nothomb

Je le relis avec plaisir en vue d'élaborer un dossier thématique sur l'auteur.
Description
La solitude à deux, tel était le rêve d'Emile et de Juliette. Une maison au fond des bois pour y finir leurs jours, l'un près de l'autre. Etrangement, cette parfaite thébaïde comportait un voisin. Un nommé Palamède Bernardin, qui d'abord est venu se présenter, puis a pris l'habitude de s'incruster chez eux chaque après-midi, de quatre à six heures. Sans dire un mot, ou presque. Et cette présence absurde va peu à peu devenir plus dérangeante pour le couple que toutes les foules du monde...


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Par Léthée
Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 07:14
J'avais promis il y a des mois déjà de montrer des photos de ma pal; Les voici enfin. Bon. Elle est assez éparpillée ma PAL. En plus, une bonne partie se trouve chez les copines, et une plus grande encore dans la bibliothèque municipale. :z
Sans compter les livres qui s'ajoutent et font que ma PAL ne diminue jamais.
Bref, la voilà. :o)






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Par Léthée
Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 16:02
Voici une de mes lectures du week-end, qui fut assez studieux (et ce n'est pas terminé) en somme puisque je me suis plongée dans : Berberova pour les russes, Kundera à nouveau côté essais, et 100 000 morts oubliés de Jean-Pierre Richardot et Les petites histoires de la grande Histoire pour... et bien l'Histoire.

Le livre de Daniel Lacotte, que je commenterai plus amplement pour le magazine mais que je ne peux attendre de vous suggérer ici, est une boîte de chocolats. Il y en a de toutes les sortes : des littéraires, des scientifiques, des politiques, des cinématographiques, des artistiques.
Hommes et femmes brilllants et brillantes, singes ou super sérieux, agneaux ou violents : ils ont traversé l'Histoire et l'ont marqué de leur empreinte. Mais ce qui nous attire le plus parfois ce sont ces petites pépites de leur vie privée. Ce sont les petites et grandes anecdotes qui nous amusent par dessus tout et font que l'on se souvient d'ailleurs des plus grands noms, plus que les catastrophes ou jours glorieux qu'ils ont connus ou suscités.
Ainsi l'on retient que Balzac, à l'instant de sa mort, réclamait à son chevet un de ses personnages, l'illustre médecin Horace Bianchon. Que Faulkner se faisait passer, dans son champ, pour un simple paysan auprès de ses créanciers, clamant "non, Faulkner on ne le voit jamais dans l'coin". D'autres perles de ce type concernent également Churchill, Woody Allen, Marie Curie.
En bref, ce petit ouvrage de 260 pages est un régal, qui ne vous coûtera que 12 euros chez Albin Michel, et qu'il vous plaira de sortir en fin de soirée pour le plaisir de partager encore.
C'est sorti chez Albin Michel, et j'espère faire un bel article pour le conseiller.


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Par Léthée
Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 07:52
Un livre que je m'apprête à terminer (dans l'heure qui suit) mais que je vous conseille une nouvelle fois dès maintenant. J'en dirai sûrement davantage sous peu, ici et dans le magazine des livres. Il s'agit de l'histoire de Philippe, qui, papa de la petite Claire, est viré de chez lui car il divorce de Sandrine.
Très vite tout dégringole, en quelques jours seulement : perte de son CDD, impossible de trouver un toît, perte de son permis, et autres malchances suivent jusqu'à une véritable descente aux enfers.
Ce qui me frappe tout d'abord, c'est l'efficacité du récit. Se contentant de décrire les événements, Harold Cobert vous fait VIVRE les sentiments de PHilippe, sa détresse et son désespoir. Mais j'y reviendrai très bientôt, et en détails, promis.
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Par Léthée
Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 07:52
Pour ceux qui aiment la littérature russe, et plus précisément ce don de l'absurde qu'ils possèdent plus que n'importe qui d'autre. Pour ceux qui ont aimé Dostoïevski. Pour ceux qui ont aimé Gombrowicz. Pour ceux qui aiment Kundera, Kafka, ou moins connu malheureusement, Droujnikov. (Promis, je dédouvrirai Tolstï et Gogol très prochainement). Voici un contemporain Russe, qui n'est pas mort, a échappé au meurtre (a-t-on tenté de le tuer je n'en sais rien, mais rien n'est moins sûr là-bas), et dont l'un des romans vient d'être traduit du Russe pour la première fois en France. C'est un événement, et je m'en voudrais de ne pas avoir tout fait pour qu'il ne passe pas inaperçu.
Il s'agit de Véra, de Alexandre Skorobogatov. C'est l'histoire de Nikolaï, qui est marié à Véra, laquelle est une épouse incroyablement belle, actrice, qui part jouer au théâtre tous les soirs. Nikolaï s'ennivre de vodka et fume en silence, en l'attendant chez eux. Jusqu'au jour où... sans savoir pourquoi sa jalousie prend feu. Il espionne sa femme, parle avec son amant, puis ses amants, jusqu'à la folie.
Je ne peux pas tout dévoiler de l'intrigue du livre. Je peux simplement dire qu'il est distillé dans l'absurde, et qu'on aime se perdre dans les frontières invisibles d'une réalité dansant avec l'imaginaire. Il faut absolument découvrir cet auteur qui je pense rejoindra bientôt les grands noms qui l'ont précédé.
Un article ainsi qu'un entretien avec l'auteur paraîtront dans un des prochains numéros du Magazine des Livres, si toutefois nous parvenons tous les deux à résoudre notre problème de langue... (Des volontaires pour traduire le russe ?)

Sagan part en balade. Ou plutôt, quelqu'un a eu la délicate attention de fouiner dans ses tiroirs pour en retirer de petits récits délicieux et les offrir au public. Il s'agit du recueil de textes Bonjour New-York. Sagan parle des villes qu'elle a aimé visiter. Avec une clarté et une précision incroyables elle décrit ce que personne d'autre ne saurait voir. C'est toujours ainsi que je préfère Sagan : davantage dans ses récits personnels que dans ses romans, que j'aime pourtant (et d'ailleurs je n'ai toujours pas chroniqué La chamade lu l'année dernière). Ce petit bijou est paru le 6 mai chez Livre de poche. Il fera des heureux, et parmi eux, mes lecteurs je l'espère ! ;)
Un article est prévu dans un des prochains numéros du Magazine des Livres.


J'ai beaucoup de retard, mais je vais arranger cela très bientôt. :o)

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Par Léthée
Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /2009 07:18

Voilà qu’aujourd’hui je vais vous parler de sculpture. Mais c’est bien parce qu’il s’agit d’une œuvre très particulière, qui m’a été présentée il y a quelques mois, et qui m’est apparue comme LA sculpture de ma vie. Celle, en fait, qui représente mes pires craintes.

Car la sculpture est comme le rêve. Elle a deux tendances en effet qui consistent tantôt à représenter les fantasmes, tantôt les pires peurs de l’individu. Ainsi, tantôt elle expie, tantôt elle conjure, tantôt elle stigmatise. La sculpture fige ce qui pourrait nous échapper – ou ce à quoi on croyait pouvoir échapper ; mais elle a également le pouvoir de faire entrer en mouvement ce qu’on voudrait voir immobile, anesthésié, voire … ne pas voir du tout.

Ainsi m’est apparue l’œuvre de Khi Maera, une amie très chère. Elle venait de me présenter ses sculptures, ses « monstres » pour la première fois et ce dans une sorte d’escalade allant toujours vers le meilleur, le plus élaboré, le plus difficile, et le plus riche aussi.

La dernière œuvre était Inner Child. Curieusement, je lui ai dit : « c’est exactement ça. C’est ma peur. Accoucher d’un monstre. » Elle m’a répondu : « tiens. C’est intéressant. Pour moi c’est l’idée que l’enfant « transforme » en monstre ». (ou quelque chose d’approchant, je ne sais plus).

Voilà donc la double vocation de l’œuvre de terre, nous y revenons : tantôt figer, tantôt donner l’élan. Tantôt annihiler, tantôt invoquer. Mais aussi posséder mille et mille sens qui se rejoignent s’attirent et se contrastent : tous sont justes du moment qu’ils sont convoqués par l’œuvre d’art.

Car en effet. Si on ne sait toujours pas la définition du mot beauté, et même, si il est presque impossible d’en élaborer une, il est une chose qui elle, est certaine : l’art doit provoquer. Que ce soit la terreur ou l’enchantement, l’extase, la Stendhalie ou la folie, l’art doit toujours provoquer son lot d’émotions. Sinon, il n’en est pas.

Alors peu importe que le point de vue travaillé par l’artiste ne corresponde pas du tout à celui perçu par le spectateur. Peu importe que deux regards se croisent pour ne pas se ressembler. L’artiste et l’amateur d’art se regarderont de toute façon d’un œil complice, car l’un aura parlé, l’autre aura compris – peu importe quoi. Finalement, l’art les rapproche toujours.

Voilà donc que grâce à des amis très chers je possède cette œuvre unique, hors du commun, et qui mérite à coup sûr son pesant d’éloges. Je vous présente Inner Child, la sculpture de ma vie. J’envoie un remerciement infini à  Khi Maera pour cette œuvre.

Léthée

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Par Léthée
Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 11:00
Dans le cadre des rencontres qui auront lieu une fois par mois à la Terrasse de Gutenberg, Carole Zalberg recevra Nathalie Kuperman le jeudi 7 mai à 19h30. Ils parleront ensemble de son roman Petit déjeuner avec Mick Jagger, mais aussi des précédents dont J'ai renvoyé Marta. Rendez-vous, donc, ce jeudi 7 mai 2009 pour découvrir l'auteur, passer un moment agréable, mêlant lecture, discussion, et apéro !

La Terrasse de Gutenberg
9 rue Emilio Castelar Paris 12eme
tel 0143074215 M° Ledru Rollin


Les rencontres à venir : François Bégaudeau le 11 juin.

Présentation des ouvrages de Nathalie Kuperman:

J'ai renvoyé Marta : " Voilà, j'avais une femme de ménage. L'idée d'une femme de ménage m'était venue soudainement, brutalement est un terme plus juste, c'était brutal : il manquait quelqu'un d'essentiel dans ma vie. Marta, ma grand-mère, n'avait jamais eu de femme de ménage, c'était de famille, pas de femme de ménage. On évitait les soucis. La vie facile, ce n'était pas très bien vu chez nous. " Sandra engage une femme de ménage. Marta entre dans sa maison et le désordre s'installe..







Petit éloge de la haine: Moi, écrire un éloge de la haine ? Impossible : La haine, le mot même me tait froid dans le dos. Pourquoi alors n'ai-je pas proposé de parler de l'amour lorsque l'on m'a demandé de participer à l'aventure des "Petits éloges". Parce que, peut-être, je n'avais rien à en dire. La haine, j'ai essayé. Ca donné :. Un clochard qui pousse au crime. une souris qui sépare un couple, des peluches qui détruisent des enfants, une radio qui provoque des gifles, un papier peint qui effraie, une jupe qui mène à la déchéance, un chef qui perd Ie contrôle, une phrase atrocement vulgaire qui permet de continuer à vivre. Petit éloge de l'écriture de la haine serait un titre plus approprié. me sais-je dit pour me rassurer.



Petit déjeuner avec Mick Jagger: Mick Jagger est sur le point de se réveiller. Il va rejoindre Nathalie dans la cuisine où elle l'attend, une tasse de café à la main. Cette scène, Nathalie l'a-t-elle vraiment vécue ? Ou bien n'est-ce qu'une image inventée, fixée à jamais dans son esprit ? Entre l'adolescente fantasque et l'écrivain qui, trente ans plus tard, tente de mettre de l'ordre dans son passé, il y a ce personnage clé, Mick Jagger, comme la pièce manquante d'un puzzle inlassablement recommencé. Un premier amour imaginaire. Mais aussi la meilleure façon de se raconter des histoires. Dans ce roman où réel et fiction se mêlent, Nathalie Kuperman met en scène une jeune fille seule dans un appartement à Paris, un déménagement, une agression sexuelle, une mère déprimée, une obsession. Et le désir éperdu de rejoindre, enfin, la vraie vie.

Nathalie Kuperman écrit également beaucoup pour la jeunesse. Personnellement, je suis tombée amoureuse de son style, de sa manière de raconter des événements à priori anodins de manière très décalée, avec cette tension sous-jacente qui me touche énormément.


Faites passer !
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Par Léthée
Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /2009 17:13
A écouter sans modération ici :

http://lireestunplaisir.skynetblogs.be/post/6891687/emma-nest-pas-bovary

Un superbe entretien entre Carole Zalberg et Brice Depasse.

Bonne écoute à tous, en attendant mon retour.
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Par Léthée
Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /2009 10:58
Chers lecteurs,
Plongée dans les "annales du CRPE" je ne trouve pas le temps d'écrire les articles concernant mes fabuleuses découvertes littéraires de ces dernières semaines.
Néanmoins, voici ceux que je peux vous conseiller absolument sans retenue pour vos heures de lecture :



Les excellents Moka et Boomerang, sortis débuts avril, signés Tatiana de Rosnay, l'auteur du best-seller Elle s'appelait Sarah.
La chamade de Sagan, roman qui se dévore : Sagan y est fidèle à elle-même. Il y a un petit goût de Bonjour tristesse.
Le violon noir de Maxence Fermine.
Une rencontre de Milan Kundera (attention essai), toujours aussi pédagogue, facile à lire, émouvant.
La grand-mère de Jade, de Frédérique Deghelt, qui se dévore également avec beaucoup d'émotion.
Petit déjeuner avec Mick Jagger, de Nathalie Kuperman, à l'écriture douce-amère qui nous fait sans cesse osciller entre la stupeur, le malaise et la tendresse.
Enfin, 100 000 morts oubliés, de Jean-Pierre Richardot, un ouvrage historique sur la bataille de France, ou comment empêcher les heures de gloire de la France de tomber dans l'oubli.
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Par Léthée
Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 17:33

Voilà toutes mes lectures du début de l'année. Quand l'article est disponible, vous pouvez cliquer sur le lien.
Dans le cas contraire... il faut patienter !

J'ai surligné mes lectures du mois de mars...
Les lectures qui ne sont ni datées ni surlignées sont... et bien en cours de lecture ! C'est comme ça, je lis plusieurs choses en même temps.



Ordre Auteur Titre Date Critique ?
1 Bernhard Schlink Week-end 06/01/09   Ici
2 Christina Mirjol Suzanne ou le récit de la honte    10/01/09    Ici
3 Witold Gombrowicz La pornographie  28/01/09   Ici
4 Annie Ernaux Une femme 03/02/09    Ici
5 Jacques Chessex Un juif pour l'exemple 28/02/09   ici
6 Maxence Fermine Le violon noir  01/04/09   bientôt
7 Françoise Sagan La Chamade  09/02/09    bientôt
8 Anne-Sylvie Sprenger  Vorace  10/02/09   ici
9 Anne-Marie Garat  L'amour de loin  12/02/09    bientôt 
10 Nathalie Kuperman J'ai renvoyé Marta  17/02/09    ici
11 Jérôme Ferrari Dans le secret  22/02/09    ici
12 Jacques Chessex Le vampire de Ropraz 02/03/09    ici 
13 Tony Sandoval Le Cadavre et le sofa (BD) 18/02/09    ici 
14 Milena Agus Mon voisin 08/03/09    ici
15 Nathalie Kuperman Petit déjeuner avec Mick Jagger 10/03/09    bientôt
16 Carpentier - Lebrun  Histoire de France     
17 Tatiana de Rosnay  Boomerang  26/02/09    dossier en cours 
18 Iouri Droujnikov La seconde femme de Pouchkine 12/03/09    dossier prévu
19 Marie Ndiaye La diablesse et son enfant 25/03/09    ici
20 Stéphanie Hochet L'apocalypse selon Embrun  15/03/09    ici
21 Anne-Marie Garat Hongrie  25/03/09    dossier en cours
22 Jérôme Ferrari Balco Atlantico    
23
Frédérique Deghelt  La grand-mère de Jade  28/03/09    dossier en cours
24
Guy Delisle  Chroniques Birmanes      
25
Didier Decoin Est-ce ainsi que les femmes meurent ?  29/03/09    article mag
26
Knut Hamsun  La faim     
27
Nathalie Kuperman Pas un mot 30/03/09   bientôt 
28
Milan Kundera Une rencontre     
29
Tatiana de Rosnay Moka 
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Par Léthée
Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /2009 10:49


Une raison de plus pour vous conseiller de lire cet ouvrage où Stéphanie Hochet passe maîtresse dans l'art de la narration. Vous pouvez par ailleurs consulter mon article sur ce livre ici, et le dossier très complet, suivi de l'interview orchestré par Ameleia.
Souvenez-vous, je m'étais battue avec la fnac et les autres librairies de mon quartier pour que ce livre soit sorti des rayons, installé au moins un peu en tête de gondole, car il est de grande qualité. Les commandos menés par moi-même, puis repris plus tard par les élèves d'Ameleia avaient fini par payer, puisque la fnac de Clermont a commandé 13 Combat de l'amour et de la faim.
Gageons que ce prix suscitera une nouvelle réorganisation des tablettes de libraires...
En l'occurrence, je me bats également pour ces ouvrages :
Un dieu un animal de Jérôme Ferrari,
Et qu'on m'emporte de Carole Zalberg,
La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt,
Hongrie de Anne-Marie Garat,
La seconde femme de Pouchkine de Iouri Droujnikov.
Des dossiers sont prévus tout prochainement pour ces ouvrages et leurs auteurs. Pour ceux qui ne connaissent pas Iouri Droujnikov, récemment disparu, son nom indique aisément qu'il est Russe, mais un peu moins qu'il était devenu professeur aux Etats Unis. Son écriture se rapproche parfois de celles de Gombrowicz, Kafka (en moins noir), mais son exil, peut-être, a fait que son humour est plus proche encore de l'absurde et du déjanté, un peu à la manière des Sud-Américains (Valdès par exemple, ou Canon). Un cocktail détonnant. Pour plus d'informations : le blog d'Une russe à Paris, en colonne de gauche ici même.
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