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"Et après ? Une autre besogne... pourquoi ? Dans quel but ? Sans raison, il n'y a pas de but. Et à la fin de la journée qu'arrivera-t-il ? Rien. Et demain ? La même chose qu'aujourd'hui. (...) Non... elle ne pourra jamais. Attendre plutôt. Attendre que quelque chose  arrive... Ce soir ?." La femme de gilles, Madeleine Bourdouxhe, Actes Sud.

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Découvertes musicales

Par Léthée
Mercredi 18 novembre 2009
D'ordinaire, je n'écoute pas autant de RAP. Cela peut m'arriver, c'est vrai. Mais en général, il s'agit plutôt de RAP californien. Sans doute parce que je ne comprends pas les paroles. C'est lâche, mais je l'avoue volontiers (c'est très à la mode d'avouer ses propres lâchetés).

Voici que je découvre en ce moment un rappeur qui fait justement la une des journaux à cause d'un procès pour violence  : le chanteur a participé à une rixe avec ses deux gardes du corps et un autre chanteur, dont je tais le nom volontairement, car j'aime beaucoup moins ce qu'il fait.

En tout cas, j'ai décidé de vous mettre ici un de ses titres. Peut-être parce que je viens de la banlieue (la mienne étant un peu plus au nord que la sienne) et que je me sens un peu concernée, dans le fond, par son discours. (Oh la la, déballage !).

En tout cas, je pense que ses paroles, même si parfois maladroites, (eh ! qui t'es pour juger toi, vas-y ! ? - Hum...) ainsi que sa musique sont assez touchantes. En plus, il est beau !

Cadeau ! Bonne écoute. Profitez-en pour ceux qui apprécient cette musique, car ça n'arrivera pas si souvent... :p

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Par Léthée
Vendredi 9 octobre 2009
Bonjour à tous,

Voici un petit cadeau avant la fermeture provisoire de ce blog.
Je remercie votre fidélité à tous.

A bientôt, ailleurs, où j'aurai certainement l'opportunité de vous reparler d'exil, d'oubli, et d'autres choses plus joyeuses !

Léthée

ALLER SANS RETOUR - Juliette

http://www.deezer.com/en/#music/result/all/aller%20sans%20retour%20juliette

Ce que j'oublierai, c'est ma vie entière
La rue sous la pluie, le quartier désert
La maison qui dort, mon père et ma mère
Et les gens autour, noyés de misère
En partant d'ici, pour quel paradis ou pour quel enfer...
J'oublierai mon nom, j'oublierai ma ville
J'oublierai même que je pars pour l'exil

Il faut du courage pour tout oublier
Sauf sa vieille valise et sa veste usée
Au fond de la poche un peu d'argent pour
Un ticket de train, aller sans retour
Aller sans retour

J'oublierai cette heure où je crois mourir
Tous autour de moi se forcent à sourire
L'ami qui plaisante, celui qui soupire
J'oublierai que je ne sais pas mentir
Au bout du couloir
J'oublierai de croire
Que je vais revenir
J'oublierai même si ce n'est pas facile
D'oublier la porte qui donne sur l'exil

Il faut du courage pour tout oublier
Sauf sa vieille valise et sa veste usée
Au fond de sa poche un peu d'argent pour
Un ticket de train, aller sans retour
Aller sans retour

Ce que j'oublierais, si j'étais l'un d'eux
Mais cette chanson n'est qu'un triste jeu
Et quand je les vois passer dans nos rues
Etranges étrangers, humanité nue
Quoi qu'ils aient fuit
La faim, le fusil
Quoi qu'ils aient vendu
Je ne pense qu'à ce bout de couloir
Une valise posée en guise de mémoire...
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Par Léthée
Mardi 6 octobre 2009
Cela fait bien longtemps que je n'avais plus mis le clavier dans ce coin.
Ce soir j'ai décidé de vous faire rire avec une version peu catholique de "J'ai du bon tabac" (est-ce le bon titre ?) qui se trouve ici :

http://www.myspace.com/letheehurt

Le titre est "La Rue Blatin".

J'espère que vous apprécierez.

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Par Léthée
Dimanche 23 août 2009
Egalement pour montrer à certains lecteurs qu'Alanis Morissette n'est pas QUE nervosité. Une des chansons les plus fortes de son répertoire :



Avec les paroles et une des traductions, un peu approximative peut-être :

That I would be good even if I did nothing 
That I would be good even if I got the thumbs down   
That I would be good if I got and stayed sick   
That I would be good even if I gained ten pounds   
 
That I would be fine even if I went bankrupt   
That I would be good if I lost my hair and my youth   
That I would be great if I was no longer queen   
That I would be grand if I was not all knowing   
 
That I would be loved even when I numb myself   
That I would be good even when I am overwhelmed   
That I would be loved even when I was fuming   
That I would be good even if I was clingy   
 
That I would be good even if I lost sanity   
That I would be good whether with or without you   

J'irais bien même si je ne faisais rien
J'irais bien même si j'étais rejetée
J'irais bien même si je tombais et restais malade
J'irais bien même si je gagnais 10 livres [monnaie anglaise]
J'irais très bien même si j'allais vers la faillite
J'irais bien si je perdais mes cheveux et ma jeunesse
J'irais super bien si je n'étais plus reine
J'irais vraiment bien si je ne savais pas tout
Je serais aimée même si j'étais paralysée
J'irais bien même quand je serais écrasée [accablée]
Je serais aimée même quand j'étais en rage
J'irais bien même si j'étais collante
J'irais bien même si je perdais la raison
J'irais bien que je sois avec ou sans toi
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Par Léthée
Dimanche 23 août 2009


I want you to know that I'm happy for you
I wish nothing but the best for you both
An older version of me
Is she perverted like me
Would she go down on your in a theatre
Does she speak eloquently
And would she have your baby
I'm sure she'd make a really excellent mother

'Cause the love that you gave that we made
wasn't able to make it enough for you to be open wide, no
And every time you speak her name
Does she know how you told me you'd hold me
Until you died, 'til you died
But you're still alive

Chorus:
And I'm here to remind you
Of the mess you left when you went away
It's not fair to deny me
Of the cross I bear that you gave to me
You, you, you oughta know

You seem very well, things look peaceful
I'm not quite as well, I thought you should know
Did you forget about me Mr. Duplicity
I hate to but you in the middle of dinner
It was a slap in the face how quickly I was replaced
Are you thinking of me when you fuck her

'Cause the love that you gave that we made
wasn't able to make it enough for you to be open wide, no
And every time you speak her name
Does she know how you told me you'd hold me
Until you died, 'til you died
But you're sill alive

Repeat Chorus

'Cause the joke that you laid in the bed that was me
And I'm not gonna fade
As soon as you close your eyes and you know it
And every time I scratch my nails down someone else's back
I hope you feel it...well can you feel it

Paroles et musique : Alanis Morissette
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Par Léthée
Samedi 15 août 2009
... mais cette fois, qui n'est pas de moi. Elle avait déjà été interprêtée par Isabelle Boulay (hic, petit défi à la rouquine donc). J'avais promis à une amie de la reprendre il y a 9 ans ! C'est chose faite. Chanson dédiée à M. donc.
Vous pouvez l'écouter ici : 

http://www.myspace.com/letheehurt

Vous pouvez lire les paroles là : 

Elle disait:"J'ai déjà trop marché

Mon coeur est déjà trop lourd de secrets

Trop lourd de peines"

Elle disait:"Je ne continue plus

Ce qui m'attend je l'ai déjà vécu

C'est plus la peine"

Elle disait que vivre était cruel

Elle ne croyait plus au soleil

Ni aux silences des églises

Et même mes sourires lui faisaient peur

C'était l'hiver dans le fond de son coeur

 

Elle disait que vivre était cruel

Elle ne croyait plus au soleil

Ni aux silences des églises

Et même mes sourires lui faisaient peur

C'était l'hiver dans le fond de son coeur

 Mais le vent n'a jamais été plus froid

La pluie plus violente que ce soir-là

Le soir de ses vingt ans

Le soir où elle a éteint le feu

Derrière la facade de ses yeux

Dans un éclair blanc

Elle a sûrement rejoint le ciel

Elle brille à côté‚ du soleil

Comme les nouvelles églises

Même si depuis ce soir-là je pleure

C'est qu'il fait froid dans le fond de mon coeur

Elle a sûrement rejoint le ciel

Elle brille à côté‚ du soleil

Comme les nouvelles églises

Même si depuis ce soir-là je pleure

C'est qu'il fait froid dans le fond de mon coeur

 
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Par Léthée
Mardi 4 août 2009
Comme un légo, de et par Alain Bashung.

http://www.deezer.com/listen-929898

C'est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d'argent
La lunette d'un microscope
Et tous ces petits êtres qui courent

Car chacun vaque à son destin
Petits ou grands
Comme durant des siècles egyptiens
Péniblement

A porter mille fois son point sur le "i"
Sous la chaleur et sous le vent
Dans le soleil ou dans la nuit
Voyez-vous ces êtres vivants ? (x3)

Quelqu'un a inventé ce jeu
Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents
Comme un légo avec du vent

La faiblesse des tout-puissants
Comme un légo avec du sang
La force décuplée des perdants
Comme un légo avec des dents
Comme un légo avec des mains
Comme un légo

Voyez-vous tous ces humains
Danser ensemble à se donner la main
S'embrasser dans le noir à cheveux blonds
A ne pas voir demain comme ils seront ?

Car si la Terre est ronde
Et qu'ils s'y agrippent
Au-delà, c'est le vide
Assis devant le restant d'une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d'amibes

(x2:)
Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d'un même miroir
Vêtues d'acier, vêtues de noir
Comme un légo mais sans mémoire (x3)

Pourquoi ne me réponds-tu jamais
Sous ce manguier de plus de dix mille pages
A te balancer dans cette cage ?

A voir le monde de si haut
Comme un damier, comme un légo
Comme un imputrescible légo
Comme un insecte mais sur le dos

C'est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d'argent
La lunette d'un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans

On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit (x3)

 
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Par Léthée
Mardi 28 juillet 2009

(Photo : deux habitants du Père Lachaise)


Voilà un titre de moi, le plus abouti de tous même s'il reste pour le moment imparfait, puisque je ne dispose pas du matériel nécessaire... J'espère que vous aimerez.

Rendez-vous sur : http://www.myspace.com/letheehurt

A bientôt !
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Par Léthée
Jeudi 18 juin 2009




On choisit pas ses parents,
on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus
les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher
Etre né quelque part
Etre né quelque part
c'est toujours un hasard
nom'inqwando yes qxag iqwahasa (2 fois)

y a des oiseaux de basse cour et des oiseaux de passage
Ils savent ou sont leur nids, quand ils rentrent de voyage
ou qu'ils restent chez eux
Ils savent ou sont leur oeufs

etre né quelqur part
Etre né quelque part
c'est partir quand on veut,
Revenir quand on part

Est-ce que les gens naissent
Egaux en droits
A l'endroits
Ou il naissent
nom'inqwando yes qxag niqwahasa

Est-ce que les gens naissent Egaux en droits
A l'endroit
Ou ils naissent
Que les gens naissent
Pareils ou pas

On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher

Je suis né quelque part
Je suis né quelque part
Laissez moi ce repère

Ou je perds la memoire
Nom'inqwando yes qxag iqwahasa
Est-ce que les gens naissent...

Maxime le Forestier - Dans l'album "Chienne de route"
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Par Léthée
Lundi 1 juin 2009
... en attendant demain.


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Par Léthée
Jeudi 21 mai 2009
Je voulais en parler depuis un moment déjà, car c'est grâce à lui que je me familiarise peu à peu avec le doigté flamenco, et que j'apprends quelques rythmes specifiques.
Il s'agit donc de Franky Texier, qui donne généreusement quelques cours sur youtube ou autres serveurs de videos.
Je vous invite à découvrir sa bio ici :
http://www.franky-texier.fr/Biographie_1125273.html
Rapidement il est né en 72, et se passionne pour la musique gitane 13 ans plus tard.
Franky Texier  dit "Le Cigalois" sort au mois de juin un album de 14 titres qu'il est possible de commander sur son site pour 12 euros frais de port compris, livraison possible dans le monde entier. Profitez-en !
Pour vous prouver qu'il est incroyable, je vous mets ici quelques videos incontournables :




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Par Léthée
Vendredi 8 mai 2009

Je n’envisageais pas de retourner à un de ses concerts un jour. Je n'achète plus ses disques depuis longtemps... Plusieurs choses m’avaient convaincue qu’il ne fallait pas se « laisser attraper ». La vente des places de concert avant même la sortie de l’album était un critère important. Le dernier ne m’avait pas plu, les images du concert dédaigné me rassuraient : car en fait, j’estimais n’avoir rien loupé du tout.

Et puis cette année, nous étions le 5 mai, j’apprenais la présence de Mylène Farmer à Clermont-Ferrand. Les échos du 6 mai au matin laissaient entendre que cette tournée démarrait fort, que c’est un show fantastique… La presse et les admirateurs s’agglutinaient littéralement sur les micros pour crier les uns après les autres que ce concert est une merveille.

Alors voilà : peur de regretter. Et puis surtout, une envie folle de refaire la fête, décompresser. Plus encore que la chanteuse, j’avais envie d’une ambiance où tous les points de vue convergent vers le même intérêt. Où la foule crie « merci » et « encore » à quelqu’un qui les rassemble, et fait, comme par magie, que plus de 8000 personnes sont en accord, solidaires, dans un mouvement quasi-fraternel que nous ne connaissons pas ailleurs. Oui, plus que tout j’avais besoin d’un moment où les gens, malgré leur nombre, son en parfait accord les uns avec les autres. J’avais besoin d’une osmose qui me rappelle que l’humain n’est pas seulement attiré par la guerre, le combat, et l’oppression.

Alors à l’improviste, j’ai fait chauffer ma carte bleue. En quelques minutes j’avais en ma possession deux précieux « sésames » donnant accès au bain de foule dont j’avais tant besoin. L’improvisation a ceci d’intéressant qu’on n’a pas le temps de penser à la suite, à la possibilité d’une déception comme à la fatigue engendrée par le mouvement. Celui-ci est irréfléchi, et c’est de cette manière que l’on s’oublie le mieux.

Le zénith d’Auvergne est un endroit magnifique. Lorsqu’on arrive, à cette période, à proximité de la salle, un spectacle fabuleux s’offre aux regards : un magnifique couché de soleil sur ce qui fait la fierté des Auvergnats, la chaîne des puys. Il parait que vue du ciel, par temps clair, l’arrivée sur Clermont-Ferrand est un spectacle qui vous fait oublier que vous atterrissez « encore » en France.

En l’occurrence le piéton-spectateur que j’étais était comblé. Le spectacle commençait déjà sans être rentrée dans la salle. De plus, les Clermontois sont plutôt sages. Il faut dire que la masse de « vrais fans » était déjà rentrée depuis un bon moment, déjà entassée à la place des courageux (la fosse), entamant une série de Ola plus ou moins réussie pour le moment. Je me trouvais parmi les gens sereins, qui font confiance, et m’approchais du lieu sans appréhension, admirant le travail des architectes : nous avons ici une magnifique salle.

Je trouve la porte qui correspond à mon billet, passe le sas et… j’ai tout de suite l’impression d’entrer dans une boîte de nuit gigantesque. L’ambiance est « rouge ». Quelques fumigènes s’ajoutent à la fête. Les gens s’installent calmement puis très rapidement prennent leurs aises et participent à la mise en conditions générale. On le comprend vite : il s’agit d’une communion, d’une fête. Ce n’est pas un concert mais un spectacle, que la chanteuse n’est pas la seule à donner. La foule vaut son pesant d’efficacité dans ce beau moment. Pile ce dont j’avais besoin.

Il est 21h. Sur le ticket, c’est l’heure de début. Mais nous savons tous que chez Mylène Farmer, 21h signifie 21h30. On tape des mains, on se chauffe, on entend quelques « MYYYLLLLEEEENNNNEEEE » hystériques, mais pas trop : cette fameuse foule a vieilli, pris de la bouteille depuis mon dernier concert en 1999. On remarque beaucoup de cheveux gris, le lot de « rouquines » habituel, mais aussi quelques enfants, qui patientent avec des boîtes de pop-corn.

Le spectacle le plus fabuleux

21h29. Apparait sur l’écran géant l’œil inquisiteur de Mylène Farmer. Elle semble regarder ce qui se passe, jauger, faire un état des lieux avant son apparition. La foule est alors en délire total ! Si d’ordinaire le galbe d’une jambe, le rebondi d’un fessier, la cambrure d’une hanche font frémir tous les hommes (et les femmes aussi), il suffit à la star d’un demi-regard pour mettre tout le monde sur le carreau. Objectivement (si si) j’observe que l’entrée en matière est plus sobre à priori (quelques images de l’intro circulaient déjà sur le net… cf Youtube) : nous sommes loin de la statue de bouddha dont le crâne se fendait pour la faire apparaitre tel un Dieu inaccessible. L’œil se referme, l’écran est noir. A la troisième apparition, les lumières s’éteignent. Hum. Là je ne peux plus décrire la salle, les mots ne peuvent plus la contenir. A la manière de 1996 (qui s’ouvrait avec les guitares électrisantes de Vertige), cet opus s’ouvre avec Paradis inanimé. Surprise, Mylène Farmer arrive en costume non pas dénudé comme à son habitude, mais … déguisée en modèle « anatomique ». La chair a disparu. Jean-Paul Gautier fait d’elle un simple humain décortiquable, muscles saillants. Elle ne serait donc qu’un « humain » ? Damned ! C’est assez plaisant comme changement.

S’enchaînent alors plusieurs titres très très rythmés : L’Am Stram Grâm, XXL, Je m’ennuie… c’est un feu d’artifices ininterrompu, jusqu’à l’interlude pris d’assaut par les musiciens, sur le thème de Avant que l’ombre. A moins que ce thème ne soit après cette séquence magique où Mylène Farmer fait un tour de chant remarquable, pointilleux, exigent : Point de suture, Nous souviendrons nous, Rêver, Ainsi-soit je. Autant de titres tous aussi difficiles les uns que les autres où la chanteuse apparaît plus humble, (moins pleureuse également). Le son, qui ne permettait pas jusque là (musique oblige) d’entendre parfaitement la voix de l’artiste, honore ici complètement le timbre de voix qu’on lui connait, qui demeure remarquable. Certes c’est un « show » plus qu’un concert, mais Mylène Farmer est aussi une chanteuse, et de talent s’il vous plaît.

Je pense que les gens présents dans la salle se souviendront très longtemps de ce moment où la chanteuse leur a demandé de chanter « J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer/au souffle du vent/s’élevait l’âme , l’humanité/son manteau de sang/J’irai cracher sur vos tombeaux/n’est pas le vrai, n’est pas le beau/j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer ». Voilà des paroles qui, à priori, sur une musique mélo, feraient fuir n’importe qui (moi y compris). Ce serait sans compter sur cette osmose de 8000 personnes les reprenant ensemble, faisant de ce refrain un moment où précisément tous les espoirs sont permis, où l’humanité redevient ce qu’elle était avant d’être l’utopie de tous les jours.

J’ai aimé ce moment où, pour ne pas briser le rythme plusieurs fois, les balades sont regroupées au milieu du concert, interprétés en « piano voix ». C’était un moment de pure élégance qui correspondait bien à l’âge de l’artiste (bientôt 48 ans), un âge qu’elle semble vouloir assumer à présent.

Ce n’est pas terminé. Car le ballet des anciens tubes commence : Libertine, Sans contrefaçon bien sûr, mais aussi Désenchantée, que Mylène Farmer a pris l’habitude, avec son merveilleux chef-d’orchestre Yvan Cassar, de remanier à chaque tournée. Comme chaque fois on a l’impression que le titre est encore meilleur que sa version précédente, et là… chose incroyable, toute la salle se lève. Pas une personne ne reste assise. Tout le monde tape des mains et le zénith se transforme en une gigantesque discothèque de luxe, le public est éclairé, il ne manque plus que cotillons et champagne ! Bientôt, pour ma part, j’ai l’impression que tout ce vacarme résonne dans ma poitrine et va faire exploser cœurs et gradins ! Le zénith se transforme bel et bien en volcan !

Mais j’oublie des titres : Dégénération se révèle être un morceau qui marche super bien, et surtout en concert ! Et puis « C’est dans l’air » où Mylène lance, après 1h50 de concert, que c’est bientôt l’heure de nous quitter, et qu’on doit chanter à sa place. Elle fait mine de rentrer chez elle en allant voir Yvan Cassar qui pointe son doigt vers le devant de la scène d’un air de dire « retourne chanter toi ». Toute la scène finit par nous abandonner à notre rappel audacieux car, nous sommes partagés : « peut-elle vraiment mettre fin à ce concert de cette manière ? » « va-t-elle revenir ou nous laisser là ? ». La clameur prend de l’ampleur, les gens s’agitent mais ne cillent. Leurs mains battent le rythme de la fusion, puis rapidement le nom de la chanteuse est crié de toute part : et je n’échappe pas au rituel. C’est obligé. C’était trop bien, j’en veux encore, comme tout le monde je veux encore un peu de glycéro-adrénaline.

Alors c’est bien sûr le dernier titre – Si j’avais au moins revu ton visage (que je n’apprécie pas plus que ça, oups), la der des ders, et j’en devine au premier rang qui pleurent et couïnnent en invoquant des chimères improbables… Alors l’humaine Mylène n’est plus celle qui juge et qu’on adule. Elle n’est qu’un humain (certes en robe Jean-Paul Gautier, donc divine (la robe)) qui descend soudainement dans les flammes de l’enfer. Ce qui veut dire, en termes Farmeriens : "je vous mets dehors, je rentre me coucher".

Et elle a bien raison. Il est 23h35. Deux heures 35 de concert, de spectacle, de danses, de rythmes endiablés. On lui dit merci, et on rentre se coucher en palabrant sur ce beau moment jusqu’à l’endormissement fatal, qui nous plonge dans des rêves… trop remplis de réalité.


(Images prises grâce à la photographie écran d'un Imac d'après le site officiel du tour 2009, durant les extraits proposés).
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Par Léthée
Mardi 28 avril 2009
Pour se mettre en jambes avant quelques épreuves. Une découverte faite grâce à Brigitte Kernel dans son émission Noctiluque écoutée ce matin en différé sur le site de France Inter.
C'était bien sûr l'émission du 27 avril, avec Carole Zalberg et Isabelle Lortholary.
L'album de la nuit était celui de Get Well Soon. Le charmant zigoto s'inspire volontiers de musiques e films (on reconnaîtra les influences de Kusturica et Morricone entre autres. La voix oscille entre Léonard Cohen et Tom Waits, l'ambiance est du genre Nick Cave (surtout sur le titre People magazine front Cover), un Nick Cave qui se donnerait des airs de RAdiohead pour la polyphonie et l'élévation de la voix... bref, un savant mélange qui ne boude pas les classiques loin de là, ni surtout l'originalité qui font de la bête un monstre musical à découvrir absolument.
Si je suis aussi inspirée à 13h ça va être génial. Direction les pâtes.

Cadeau du jour présage toujours, voici donc mon titre préféré sur l'album :



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Par Léthée
Vendredi 6 mars 2009
 


Deux personnes constituent ce groupe qui fait honneur, donc, à la musique dans son plus simple appareil ! Ferruccio Spinetti, à la contrebasse, et Petra Magoni, au chant (j'ai mis l'accent, pour l'italien, c'est plus classe). Lui, avec ses allures de Pygmalion fougueux (mais discret), elle avec son timbre qui voltige aussi bien que son enveloppe.

Ils interprêtent tous les deux des compositions, mais aussi de sublimes reprises telles que Roxanne (Police), You give me fever, et d'autres encore.

L'orchestration est donc épurée, puisqu'il n'y a QUE la contrebasse. Nous avons l'instrument, et nous avons la voix. Mais nous avons surtout deux personnalités bien distinctes. Et j'avoue avoir été séduite davantage par l'autre (Ferruccio) que par l'autre (Petra)...

Mais je dois tout d'abord rendre un immense hommage à la voix de Petra : très bien maîtrisée, tant dans les graves que dans les aigus. Une belle voix de soprano explorée à tous ses degrés (nombreux), et poussée au maximum de ses capacités (impressionnantes). On imagine sans peine que la performance a son prix de fatigue ! Pourtant, le duo gratifie son publique de 2 rappels, rien de moins. (Et le public d'en redemander un troisième... égoïste !).

Mais j'en viens à Ferruccio ! Un soir que Petra souhaitait se produire avec un ami guitariste, ce dernier tomba malade, et Ferruccio, l'indomptable, le remplaça au pied levé, avec son étrange instrument ! M'est avis que ce groupe doit sa naissance à la promptitude et au courage de cet énergumène ! Sans ses RE-orchestrations de génie, pas de Musica Nuda ! De plus, il joue le rôle de l'élément calme, faisant figure de charmeur devant une anguille qui se contorsionne et s'affole à ses côtés. C'est assez sympa à voir. J'ai eu cette chance mardi soir, au Sémaphore de Cébazat, ville proche de Clermont-Ferrand. Profitez de leur passage sans la moindre hésitation : ils voyagent assez régulièrement dans notre pays, dont ils apprécient la langue !


Leur site est ici (avec plein d'extraits, de photos et tout) : http://www.musicanuda.com/indexf.htm

Voilà quelques extraits bien sympas :





Merci à Marjorie de m'avoir fait découvrir ce groupe il y a un (tout petit peu moins d'un) an

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Par Léthée
Jeudi 5 mars 2009
Qui m'offre à son tour de très belles lectures en ce moment.
J'ai lu Petit Déjeuner avec Mick Jagger, que je commenterai bientôt, dès que j'aurai davantage de temps.
Mais avant cela, une découverte musicale.

Dans les années 1960, le Valium fait fureur aux Etats Unis. Ce médicament, très prisé par les mères de famille dont l'emploi du temps est trop chargé, une famille trop lourde à gérer...  va bientôt être surnommé "Mother's little helper". Les Rolling stones, dont le leader et chanteur est Mick Jagger, héros imaginaire et salvateur du dernier roman de Nathalie Kuperman, vont créer une chanson du même nom. Cette chanson sera reprise plus tard par Arno. Voilà l'objet de mon message, le double objet disons.

Je vous mets donc la première version, des Rolling stones, et puis la version d'Arno, que je dédie à Nathalie Kuperman, et à son talent. Un immense merci à Carole Zalberg qui nous permet toujours de découvrir des auteurs fabuleux.









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