Par Léthée
Dimanche 12 octobre 2008
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EDVARD MUNCH : Les innombrables notes de Munch ne sont ni des
descriptions ni des interprêtations de ses tableaux. Elles consignent de nerveuses émotions, des évènements vécus, des choses imaginaires, qui, de leur côté, servent de point de départ pour la
création d'un tableau. C'est pourquoi il est quelquefois utile de s'y reporter.
SEPARATION
En voici une qui pourrait avoir un rapport avec l'oeuvre "Séparation" datant de 1896. "Des ténèbres d'un violet profond
tombèrent sur la terre - J'étais assis sous un arbre dont les feuilles commençaient à virer au jaune et à se fâner. - Elle était assise à côté de moi - elle avait posé sa tête sur la mienne - sa
chevelure rouge-sang m'avait étreint - ses fils les plus fins s'étaient pris dans mon coeur - puis elle s'était levée - Je ne sais pas pourquoi - lentement, elle s'est dirigée vers la mer - de
plus en plus loin - puis quelque chose de merveilleux se produisit - Je sentis des fibres invisibles entre nous - Je sentis que des fibres invisibles de sa chevelure m'étreingnaient - et ainsi,
quand elle disparut entièrement sur la mer - je sentis que ça faisait mal, mon coeur saignait - parce que les fibres ne pouvaient pas être tranchées." Morceaux choisis bien
sûr...
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Par Léthée
Vendredi 5 septembre 2008
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13:00
Présentation de EVENE.FR pour ce livre :
Un homme est envoyé en mission dans une ville orientale, aux quartiers ravagés par la guerre. Dans cette ville pauvre et joyeuse, saturée de bruits et d'odeurs, il rencontre une
femme, mariée comme lui. C'est alors, comme il l'exprime, un 'amour de roman' qui se donne à lui, une histoire impossible, irréelle, qu'il n'aurait jamais pensé vivre. Une histoire d'emblée
inscrite dans la durée, juste quelques jours. Mais un amour d'emblée absolu. Car, au-delà de la rencontre sensuelle, des cris de jouissance que cette femme lui offre, l'homme va à la rencontre
d'un autre lui-même, allégé de la souffrance, de la peur, de la honte, du savoir. Soudain, parler ne sert plus à grand chose, face à cette femme presque muette, avec laquelle il y a si peu de
langue commune. Ce corps à la peau brune et mate, allongé près de son corps d'homme blanc, le rend à lui-même, sans masque, sans mensonge, sans mots.
Ce livre, je le classe parmi les ovnis. C'est une nouvelle catégorie ouverte à l'occasion de cette lecture inattendue. D'abord, il s'agit davantage d'une nouvelle que d'un roman. Le style
est parfaitement adapté à la personnalité de l'auteur : specialiste du nouveau roman, de Sarraute, de Cocteau... (juste une précision : tout ce que je déteste, mon avis n'est donc pas absolument
objectif sur cet ouvrage). Si j'avais sû avant, je n'aurais pas acheté ce petit livre d'une cinquantaine de pages, où le narrateur raconte l'histoire de cet homme amoureux en s'adressant
directement à lui et en le tutoyant, nous prenant ainsi à témoin d'une longue conversation intime. C'est un bon exercice d'intellectuel que sauront sans doute apprécier les amateurs du nouveau
roman, des réflexions à suspensions de Sarraute (cf L'enfance), de la poésie introspective, etc... S'adresse aux lecteurs avertis.
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