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"Et après ? Une autre besogne... pourquoi ? Dans quel but ? Sans raison, il n'y a pas de but. Et à la fin de la journée qu'arrivera-t-il ? Rien. Et demain ? La même chose qu'aujourd'hui. (...) Non... elle ne pourra jamais. Attendre plutôt. Attendre que quelque chose  arrive... Ce soir ?." La femme de gilles, Madeleine Bourdouxhe, Actes Sud.

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Méditerranéens

Par Léthée
Mercredi 11 mars 2009
Présentation de l'éditeur
Glisser dans la baignoire en changeant le rideau de douche, faire croire à un accident, confier le petit à une famille normale... Pour se délester de la pesanteur de la vie, elle s'amuse à imaginer le suicide parfait. Mais le jour où le voisin entre dans sa vie, son regard sur le monde change. Dans un Cagliari écrasé de soleil, Milena Agus met en scène des personnages hors normes, enfants en mal d'amour, adultes en quête d'un peu de douceur.


A la demande de Géraldine, j'écris donc quelques lignes sur cette petite nouvelle achetée samedi en même temps que le Magazine des livres n°15.
J'avais beaucoup apprécié Mal de pierres, et du coup, je me disais que lire une petite nouvelle pour me reposer ce ne serait pas mal du tout.
Et bien je n'ai pas vraiment aimé : voilà pourquoi je disais chez
Géraldine que je n'allais peut-être pas parler de ce livre.
C'est mignon, mais pour reprendre un terme qui est beaucoup utilisé chez les bloggeurs en ce moment, je reste sur un sentiment d'inachevé.
Pendant la nouvelle, j'ai pensé à Le liseur, de Schlink. J'ai aussi pensé au film de Ettoré Scola "Une journée particulière". C'est pour l'aspect étrange, les relations de voisinage, la découverte mutuelle assez graduelle et diffuse. J'ai pensé, très brièvement au Grand Cahier, pour ce drôle de personnage qu'est le fils du voisin.
Mais tout cela n'est peut-être venu à mon esprit que parce que je me documente beaucoup sur la shoah et la seconde guerre mondiale (Une journée particulière), parce que de là, j'ai le sentiment de baigner dans une ambiance allemande, celle du secret et du silence (Le liseur)... que les personnages de ce livre me rappellent, pour leur physique (la mère) et leur comportement (le fils de 2 ans) précisément la femme du roman de Schlink.
Seulement voilà, tout cela n'a rien à voir et je me dis que cette pauvre petite nouvelle mérite mieux, comme moment de lecture, qu'une période où je tente avec ferveur d'accumuler une somme astronomique d'informations toutes issuées de domaines trop variés pour être reliées... Bon.
N'était-ce pas le moment ? Il me semble que le récit se perd, et cette-fois, de lui-même. L'écriture n'est pas claire, parfois trop évasive. Cela dit, vous ne perdrez pas beaucoup de temps, et je gagnerai peut-être à lire vos avis !
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Par lethee
Lundi 24 mars 2008

Pour cette première plongée dans la littérature contemporaine Italienne, il faut reconnaître que c'est une réussite. D'abord, Mal de pierres séduit par le choix des désignations. Le Rescapé, tout au long du roman, reste le Rescapé. Grand-mère ne changera pas de nom, elle non plus. C'est un récit qui implique plusieurs générations, et les femmes en particulier. La plume de la petite-fille offre à son lecteur, à qui veut bien la lire, la vie que sa grand-mère a bien voulu lui confier, elle qui ne parlait jamais à personne.
C'est l'histoire d'un espoir de femme, de désespoirs aussi, de regrets et d'une attente perpetuelle de l'amour. C'est aussi UNE histoire d'amour, celle de la Grand-mère et du Rescapé. L'histoire se déroule semble-t-il en marge du grand-père, tolérent, indulgent, aimant peut-être -on ne le saura jamais, mais toujours disponible dans cette absence qu'il offre à celle qui lui échappe et ne veut guère de lui. Sauveur méconnu de cette femme à part, venue de la lune, il n'est qu'un mari qui accepte de dire ´bonne nuit à vous aussi' ou bien ´prends ça' selon les envies de sa femme : éternelle enfant, novice de la vie, celle-ci s'invente des amours dans chaque regard posé sur elle. Chaque fois, la déception la pousse dans un désespoir que personne ne comprend.
L'écriture se veut simple, mais non dépourvue de poésie. Milena Agus mène habilement ses personnages et son lecteur au coeur des secrets. Rien ne laissait supposer que la destination était de part et d'autre un secret de famille. Elle n'insiste d'ailleurs pas longtemps sur ces touchantes révélations, amenées tout en finesse. Le but n'est pas le secret, et pas non plus de s'y apesantir.
Bouleversante également est cette fin : bouleversante de raffinement, d'habilteté. Renversante aussi. Car au fond, on attendait peut-être depuis longtemps une vague nouvelle d'auteurs sachant manier le pacte de lecture avec autant de justesse, mêler de façon si simple et si belle leur talent à une histoire dont on ne saura probablement jamais si elle est fiction ou réalité, et si les personnages ont vcéu ou fantasmé tant de beauté.
Enfin, Mal de pierres est un ouvrage empreint de liberté. C'est sans doute ce qui fait tout le talent de cet auteur peu connu. On ne sait pratiquement rien de cette Milena Agus, si ce n'est que pour son prochain roman, elle nous emmènera encore dans la Sardaigne, région que l'on se prend à convoiter, ne serait-ce que pour aller y rencontrer l'amour.. ou bien l'y inventer.

Un extrait, pour le plaisir : "Si nos nuits sont sans cauchemars, si le mariage de papa et maman a toujours été sans nuages, si j'épouse mon premier amour, si nous ne connaissons pas d'accès de panique et ne tentons pas de nous suicider, de nous jeter dans une benne à ordures ou de nous mutiler, c'est grâce à grand-mère qui a payé pour nous tous. Dans chaque famille, il y a toujours quelqu'un qui paie son tribut pour que l'équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s'arrête pas."

Léthée Hurtebise - 24 mars 2008 - Mal de pierres - Milena Agus - Editions Liana Levi - 13 €
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Par Léthée
Lundi 13 août 2007

Concernant mes lectures, j'ai tenu quelques promesses, remplacé quelques livres par d'autres, oublié les derniers chez moi, évité d'emporter La recherche, trop volumineux pour ma voiture... voici une de ces lectures, encore :

 


 

Il semble que les analyses de tableau soient un sujet en vogue. En effe t, la lecture d'images touche énormément la littérature contemporaine. De Tout ce que j'aimais de Siri Hustvedt que je suis en train de lire au Da Vinci Code de Dan Brown en passant par La tempête de Juan Manuel de Prada, nous assistons à l'émergence d'une catégorie d'auteurs qui se revendiquent comme des artistes complets capables d'écrire de la littérature incluant tous leurs talents d'érudits. Si ce dernier roman peut rappeler, dans ses premières pages, le Best-Seller qui fit de Marie-Madeleine et De Vinci le centre d'une intrigue, il faut se garder de ne pas confondre les deux ouvrages. L'intrigue de l'un est compliquée, orchestralement savante, grossièrement racoleuse. Celle de l'autre est plus simple mais à la fois plus tangible, plus poétique, plus personnelle. On l'aura deviné, mon suffrage va vers La tempête. L'auteur nous sert une intrigue qui n'est peut-être que le prétexte à l'évocation du tableau de Giorgione, nous explique que l'étude du tableau, au chapitre 7, a été faite par son père, et qu'elle n'a rien à envier aux professinnels. On sent l'auteur dans chaque page, dans sa manière de préférer les femmes à la cellulite abondante, d ans sa façon de nous rappeler sans cesse lorsqu'il approche une femme qu'il est un célibataire endurci, proche du Sacerdoce. On reprend encore plusieurs fois de ces phrases répétitives qui, m'a dit mon petit nez, perdent sans doute de leur éclat à leur passage dans la langue française. C'est avant tout cette poésie, cette insistance à nous peindre Venise, aussi, comme une future Pompéï qu'il sera impossible de sauver des eaux, nauséabonde et mauribonde tout autant que jalouse de ses nombreux secrets, c'est tout cela qui prouve que l'auteur a fait un ouvrage plus personnel, et par conséquent, plus remarquable. Saluons au passage le petit logiciel de recoupement des ouvrages « analogues » mis en place sur le site d'Amazon. La tempête est conseillé par Amazon si vous avez aimé L'ombre du Vent de Carlos ruiz Zafon. Si vous n'avez encore lu aucun de ces deux ouvrages, vous avez alors manqué de très beaux moments de lecture contemporaine.

 

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Par Léthée
Dimanche 17 juin 2007

[Présentation de l'éditeur

 

Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israélien d'origine arabe opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui apprendre sans ménagem ent que la kamikaze est sa propre femme. Il faudra l'audace rare de Yasmina Khadra pour oser aborder un tel sujet. Dans ce roman extraordinaire, on retrouve toute la générosité d'un écrivain qui n'en finit pas d'étonner par son imaginaire et son humanisme.
Biographie de l'auteur

 

Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né en 1955 dans la Sahara algérien. Il est aujourd'hui l'une des plus importantes voix du monde arabe et un digne ambassadeur de la langue française. Ses romans sont traduits dans dix-sept pays et rencontrent un intérêt grandissant. Les Hirondelles de Kaboul, traduit aux USA par John Cullen est soutenu par les plus importants libraires américains et canadiens, a été élu Meilleur livre de l'année aux Etats-Unis par le San Francisco Chronicle et le Christian Sciences Monitor. Le prix Nobel J.M. Coetzee voit en cet écrivain prolifique un romancier de premier ordre. ]

 

 

Ce prix des libraires 2006 est un petit régal. A partir du choc provoqué par la nouvelle annoncée par la police, il y a d’abord le déni. C’est un déni que la foule prend d'emblée pour un mensonge. « Bien sûr qu'il était au courant », pour les habitants de sa propre rue, il est évident qu'Amine avait programmé de concert avec elle la mort de sa femme, et celle des étudiants présents dans le restaurant. Personne autour ne peut imaginer qu'une femme, arabe de surcroît, puisse tenir un tel secret à côté de son mari. Dans les couples arabes, c'est L'HOMME qui porte la culotte, et lui qui décide de conduire sa femme au sacrifice.

 

L'auteur nous emmène au fil des pages dans un labyrinthe de sentiments que personne n'imagine. Amine n'est pas coupable, même pas complice. Dérouté au fil de ses découvertes, il apprend peu à peu à apprivoiser le fait d'avoir vécu une idylle à sens unique, d'avoir habité un paradis où le démon faisait son nid, petit à petit. L'homme, ici, n'est non seulement pas tout puissant mais il n'est rien. Il perd ses repères, ses certitudes, son confort. Le monde tout autour lui retire encore davantage : sa fierté, son honneur et pire encore : sa bonté. Cet ouvrage nous mène sur un terrain dangereux, avec beaucoup de talent : comment en vient-on à commettre le pire ? Il n'y a souvent qu'un petit pas à franchir.

 

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Par Léthée Hurtebise
Mercredi 16 mai 2007

« Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marqu ée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie. »

 Après avoir lu cet ouvrage, vous ne verrez plus jamais les livres de la même manière. Vous ne pourrez plus vous séparer de votre exemplaire de L’Ombre du Vent. Vous vous inventerez des raisons de voir le mystère au cœur de chaque brocante. Vous vous sentirez suivi, poursuivant. Le cœur du mystère guidera vos moindres pas.

 L’intrigue est en effet l’un des bons points de ce roman. Dès les premières pages, vous savez déjà que vous allez vous régaler. Lorsque vous arrivez au milieu de l’ouvrage, vous haletez, pris entre le désir de poursuivre et celui d’économiser les pages. Vous succombez avec les personnages, vous courez, pleurez, angoissez avec eux. Ils sont en vous, et vous ne pouvez qu’éprouver de la tristesse lorsque vous achevez une lecture aussi passionnante et émotionnelle. Chaque personnage est doté d’une personnalité forte, riche en caractère. Chacun possède une psychologie particulière qui traduit chez l’auteur un goût de duettiste pour le réalisme et l’originalité, loin des clichés.

 L’auteur parvient à ne pas lasser son lecteur, l’entraînant dans d’innombrables fuites et filatures, mille situations et retournements qui frôlent l’exagération sans jamais l’atteindre. Chaque péripétie est justifiée par un détail que l’on a pas su voir ou anticiper. Chaque virage de cette aventure n’a de cesse de prouver les qualités et le talent d’un imaginaire sans bornes. Tout y est : le plaisir, l’attente, la surprise. L ’inattendu est tapi au coin des pages. Le mystère et l’inexpliqué se mêlent et s’apprivoisent dans un concert qui n’a pas d’égal.

 Mais le suspens est aussi relayé par un véritable plaisir de lecture. C’est que l’autre point fort du roman de Carlos Ruiz Zafon réside dans sa qualité d’écriture. Dans un roman où le suspens est ainsi mis en exergue, il est rare de trouver également un tel talent poétique. Certes la traduction de François Maspero n’y est certainement pas pour rien. Cependant, gageons que certaines rimes internes ne sont pas là par hasard. L’humour n’est pas en reste non plus : malgré une atmosphère chargée d’angoisses, l’auteur nous fait cadeau de l’humour et de la sympathie d’un personnage époustouflant dont la philosophie désopilante accompagnera le héros fidèlement.

 Enfin, ceux qui doutaient encore de pouvoir éprouver les sensations des habitants de Barcelone sous Franco ne seront pas déçus. Ils vont bientôt pouvoir tester le grand frisson d’une dictature qui a su soumettre toutes les institutions d’un pays.

 

 

 

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Par Léthée Hurtebise
Jeudi 22 février 2007

Partir. « Mon enfant, ma sœur, songe à la douceur d’aller là-bas vivre ensemble ! ». Non, ce n’est pas une invitation au voyage comme les autres. L’invitation proposée par Tahar Ben Jelloun au personnage de Azel pourrait en effet se confondre avec un doux rêve d’exil, provisoire tant qu’éternel. « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. » Mais il ne s’agit pas d’un voyage de loisir, encore moins d’une fuite. Il s’agit d’un espoir : celui de trouver une autre vie, une autre chance, une autre terre ; celle de l’accueil.

Azel, jeune homme élevé par sa mère, traîne dans les cafés de Tanger où la principale occupation est la rêverie de tous, la rêverie qui mène vaporeusement à une terre plus solide, paradisiaque. L’Espagne est en effet la terre promise, pour tous ces petits marocains qui ne connaissent que la misère, le chômage. Azel est diplômé, mais ne trouve pas de travail.. Sa mère trafique  ici et contrebande là pour les nourrir, lui et sa sœur Kenza, dont il dépend puisqu’elle travaille jour et nuit pour gagner de quoi vivre.

Azel rêve, comme tous ses amis, de rejoindre la terre d’en face. Quatorze kilomètres seulement les séparent de l’endroit où ils pensent pouvoir trouver du travail, une vie nouvelle, loin des ghettos de Tanger où le kif anéantit toute volonté.

C’est en échange de leur vie que les garçons de Tanger réussissent à franchir la  barrière, et obtiennent un visa « en règle » pour séjourner à Barcelone dans l’espoir de trouver un job, et acquérir l’identité espagnole. Homme ou femme, peu importe, on offre son âme et son corps. C’est toujours mieux là-bas, et l’ailleurs n’a pas de prix.

Qui donc n’a jamais pensé trouver mieux ailleurs ? Qui ne s’est jamais dit que l’autre côté valait mieux que la meilleure des situations ici ?

L’écriture est une perle de simplicité et l’histoire envoûte à tel point qu’il est intimement nécessaire de lire cette quête de la fuite d’un seul trait. Ce dernier roman de Tahar Ben Jelloun se dévore avec passion, sans retenue aucune. Fin critique de l’Islam extrêmiste, l’auteur pose mine de rien quelques points d’interrogation au cœur de son histoire. « L’allié principal des islamistes  c’est la corruption qu’ils prétendent combattre » (p. 30), la crise des mouvements radicaux ramassant les plus faibles, le voile se profilant sur des femmes mariées trop jeunes..  pendant d’un départ tant voulu. Sous la plume de Tahar Ben Jelloun, tout ceci a le goût d’un plaidoyer d’une justesse infinie. Partir, c’est mourir un peu. Partir, c’est trop croire en des possibles inaccessibles. Partir, c’est enfin se fuir soi-même, et au fond, se perdre un peu plus.

Non, Partir n’est pas une invitation au voyage comme les autres. C’est l’appel du meilleur, l’appel d’un espoir de guérison, et c’est aussi l’illusion du désert. Car au fond, à force de trop vouloir partir, on finit toujours par revenir, d’une manière, ou d’une autre… « Aimer et mourir au pays qui te ressemble ! ».


 

 

© Léthée Hurtebise pour la Presse littéraire n° 5
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