Limbes/Limbo, de Nancy Huston

Publié le par Léthée

On pourrait accuser Nancy Huston, dès la lecture de son ouvrage Limbes/Limbo, de n’avoir publié qu’un de ses délires pendant lequel elle se serait prise pour Samuel Beckett. « Beckett, mon frère » dit-elle avant de le tutoyer. Ceux qui affirment une telle chose sont de simples jaloux. Elle nous montre au contraire qu’il y a du sens dans cet amas de mots sens dessus-dessous. Elle fait preuve d’humour, d’ingéniosité et plus encore on sent qu’elle est imprégnée de l’écriture de l’auteur. Cet ouvrage aurait pu s’intituler Dans la peau de Samuel Beckett. On se prend au jeu, on reconnaît le ton, la forme, le fond. On pourrait presque croire, si seulement il était permis de croire car croyez-vous, le voyez-vous est-ce permis ? qu’il s’est réincarné en femme, le temps de nous laisser un dernier bonbon pour la suite. Laquelle  ? mais voyons… « on pourrait continuer ainsi indéfiniment. C’est bien ça le problème. ». (Nancy Huston, Limbes, Actes Sud/Leméac, 2000, p. 41).

  

Publié dans Archives Littéraires

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