Je vais bien, ne t'en fais pas.

Publié le par Léthée

Olivier Adam est l’auteur de plusieurs Romans dont Falaises et Poids Léger, parus en 2005 et 2002 aux éditions de l’Olivier. Il est également l’auteur du recueil de nouvelles Passer l’hiver, parue en 2004 et adaptée au cinéma par Jean-Pierre Améris. Pour ce texte, il a reçu le prix Goncourt de la Nouvelle. Je vais bien ne t’en fais pas est son premier roman. On y retrouve quelques points communs avec la vie de ce jeune auteur dont vous retrouverez l’espace ici : http://www.myspace.com/olivieradam. C’est d’abord par une affiche de cinéma que je suis tombée sur cette bonne nouvelle Je vais bien ne t’en fais pas, à un moment où j’en attendais justement de quelqu’un. En lisant le synopsis, on s’attend à une banale histoire de séparation familiale, un petit draminouchet de rien du tout - qui finira bien, comme de bien entendu. C’est finalement en DVD que j’ai pu savourer ce film. La prestation de Kad Merad (césar du meilleur acteur dans un second rôle en 2007) est étonnante. Antipathique par son attitude de père con, lâche et borné il se révèle au dénouement être un personnage attachant, authentique, préférant passer pour un con plutôt que de voir sa fille mourir. Attention, si le film expose ainsi et momentanément l’anorexie d’une adolescente, ce n’est pas le sujet principal du film. Mélanie Laurent (meilleur espoir féminin pour ce film en 2007) joue son rôle avec une grande justesse. Ce film formidable est parti du livre de Olivier Adam. J’ai donc pris la décision de l’acheter, de le lire. D’abord agacée par des listes de courses interminables (dans son roman, Lili s’appelle Claire, est caissière) au nombre de virgules assez irritant, je me suis laissée peu à peu envahir par cette curiosité qui pousse le lecteur à savoir au fond la véritable raison de la beauté d’une telle adaptation. En effet, il devait bien y en avoir une puisque le film a obtenu 2 césars en 2007, a bouleversé son public.

Le livre est plus romanesque et parfois un peu lourd dans ce qu’il montre du rapport de Claire avec les hommes. Le film, moins explicite, va pourtant plus loin encore dans l’expression des sentiments d’un personnage qui évolue dans l’absence d’un être perdu. C’est dans l’espoir de voir l’absent surgir au coin des rues qu’elle se construit et apprend à s’en détacher.

Se construire dans l’absence, oublier dans l’espérance, se détacher dans l’attente. Voilà ce que nous donnent à explorer ces deux œuvres qui se complètent si bien. Un petit bonus vous attend sur la bande son : Lili, interprété par Aaron. A voir et revoir absolument.

 

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