Rencontres de Carole Zalberg : Terrasse de Gutenberg : Jérôme Ferrari

Publié le par Léthée

Dans le cadre des rencontres qui auront lieu une fois par mois à la Terrasse de Gutenberg, Carole Zalberg recevra Jérôme Ferrari le vendredi 6 février à 19h30. Ils parleront ensemble de son roman Un dieu un animal, paru en janvier aux éditions Actes Sud, mais aussi des précédents, Dans le secret, et Balco Atlantico. Rendez-vous, donc, ce vendredi 6 février 2009 pour découvrir l'auteur, passer un moment agréable, et déguster des gateaux...

La Terrasse de Gutenberg
9 rue Emilio Castelar Paris 12eme
tel 0143074215 M° Ledru Rollin


Les rencontres à venir : Thomas B. Reverdy, Stéphanie Hochet.

Présentation des ouvrages de Jérôme Ferrari :

Dans le secret : Il y a bien longtemps que, toutes les nuits, Antoine, la quarantaine, se défait de son costume d'époux et de père de famille modèles pour succomber, dans le bar dont il est propriétaire en Corse, à la tentation de l'alcool et, bien souvent, du sexe - au plus loin de l'amour. Prononcée par sa femme, "l'immaculée" Lucilie, au beau milieu d'une étreinte conjugale à laquelle il l'a forcée, une phrase énigmatique va, un matin, faire exploser tout l'hypocrite dispositif sur lequel repose son existence, et le contraindre à un impossible examen de conscience. Dans son désarroi, Antoine se tourne alors vers Paul, son frère cadet, qui vit, clochardisé, dans la maison de village familiale où il s'est retiré après avoir naufragé lors d'une expérience parisienne calamiteuse... Frères de sang et désormais frères en désastre, tous deux s'interrogent, chacun à sa façon, sur la nature du destin qui leur a été fait - peut-être par la "maladie insulaire" qui enfièvre les puissances de la mémoire, substituant le délire de ses images à la prise en compte des catastrophes bien réelles qui, au présent, menacent...
Sur les murs que la filiation érige entre les êtres, sur la toxicité des obsessions qui s'entretiennent sous le dangereux gouvernement de l'esprit d'un lieu - l'île aux sombres secrets enfouis dans la splendeur des paysages -, sur la rémanence du sacré et les tentations du mysticisme, sur l'impossible choix entre sexualité païenne et vénération amoureuse, sur les noces, enfin, à jamais contrariées, entre l'esprit de l'homme et le monde qu'il habite, Jérôme Ferrari propose, avec ce roman ardent et rebelle, une variation somptueuse.



Balco Atlantico
: Il y a bien longtemps que, toutes les nuits, Antoine, la quarantaine, se défait de son costume d'époux et de père de famille modèles pour succomber, dans le bar dont il est propriétaire en Corse, à la tentation de l'alcool et, bien souvent, du sexe - au plus loin de l'amour. Prononcée par sa femme, "l'immaculée" Lucilie, au beau milieu d'une étreinte conjugale à laquelle il l'a forcée, une phrase énigmatique va, un matin, faire exploser tout l'hypocrite dispositif sur lequel repose son existence, et le contraindre à un impossible examen de conscience. Dans son désarroi, Antoine se tourne alors vers Paul, son frère cadet, qui vit, clochardisé, dans la maison de village familiale où il s'est retiré après avoir naufragé lors d'une expérience parisienne calamiteuse... Frères de sang et désormais frères en désastre, tous deux s'interrogent, chacun à sa façon, sur la nature du destin qui leur a été fait - peut-être par la "maladie insulaire" qui enfièvre les puissances de la mémoire, substituant le délire de ses images à la prise en compte des catastrophes bien réelles qui, au présent, menacent...
Sur les murs que la filiation érige entre les êtres, sur la toxicité des obsessions qui s'entretiennent sous le dangereux gouvernement de l'esprit d'un lieu - l'île aux sombres secrets enfouis dans la splendeur des paysages -, sur la rémanence du sacré et les tentations du mysticisme, sur l'impossible choix entre sexualité païenne et vénération amoureuse, sur les noces, enfin, à jamais contrariées, entre l'esprit de l'homme et le monde qu'il habite, Jérôme Ferrari propose, avec ce roman ardent et rebelle, une variation somptueuse.

Un dieu un animal Requiem pour une civilisation contemporaine médusée par les sombres mirages de la guerre comme par les formes de la violence inouïe qui se déchaîne au sein du monde de l’entreprise, un roman aux accents mystiques où l’impossible avènement de l’amour entre deux êtres signe la bouleversante faillite de la souveraineté de l’individu dans l’exercice de sa liberté.
C’est sur le mode du « Tu » que Jérôme Ferrari a choisi de convoquer le destin de cet homme encore jeune et pourtant détruit qui a un jour pris la décision de quitter son village, « cimetière » de morts-vivants à ses yeux, pour aller, revêtu du treillis des mercenaires, à la rencontre du désert véritable, celui qu’ont investi tant d’armées, sous des uniformes divers, après le 11 septembre. Dans l’aventure, il a entraîné son ami d’enfance, Jean-Do, autre inadapté en forme de songe-creux doublé d’une forte tête, et tous deux ont pris position à l’entrée de la zone verte, dans l’insoutenable touffeur d’un check-point. Quand une voiture piégée explose, coûtant la vie à Jean-Do et condamnant symboliquement par avance tout authentique retour de son « âme damnée » au village, peu importe aux gradés que l’attentat ait peut-être eu lieu à l’endroit même où s’est déroulé le martyre d’Ibn Mansûr el Hallâj (un mystique persan et écrivain du IXe siècle, qui s’étant autoproclamé de nature divine, fut condamné à mort pour hérésie) car eux savent bien que ce n’est pas l’Histoire des religions qui intéresse les têtes brûlées placés sous leurs ordres mais la guerre, et elle seule, qui les fascine en tant que telle et dans tous ses états.
Dans le désert existentiel qu’a de longue date été la vie de celui qui a choisi l’exil aux portes de Bagdad, dans la violence et le sanglant chaos de la guerre, n’a pourtant cessé de flotter la seule image rédemptrice du triste paysage où il a grandi, celle de la miraculeuse Magali Bielinski, son amour d’adolescence, perdue de vue depuis des années mais qu’il continue d’étreindre en esprit et pour l’éternité, sous les arches immuables de la fontaine du village, en un certain mois d’août. Lorsque, sur le point de partir pour l’armée, il croise par hasard la jeune femme que Magali est devenue, il se décide enfin à lui adresser une lettre dont il a longtemps différé l’envoi. C’est avec surprise et sans bien en comprendre la fièvre qui court entre ses lignes, que Magali découvre la missive, le jour même de la grande réunion annuelle de l’entreprise de recrutement pour laquelle elle travaille à présent et lors de laquelle tous les employés sont priés de communier dans la décompression obligatoire et alcoolisée avant que ne soit dévoilé le palmarès des meilleurs chasseurs de tête de l’année sur fond de discours à la gloire de l’entreprise, créature mystérieuse qui transcende les êtres humains qui la composent pour mieux les assigner à résidence dans un monde qu’ils n’ont plus besoin d’aimer, une règle du jeu à laquelle a intégralement souscrit Magali, qui, non contente d’avoir fait sien le slogan
« Life is competition », qui fleurit sur les murs de la compagnie, a consenti, comme les autres, à se déprendre de toute revendication d’individualité pour entrer dans l’extase d’une allègre et productive aliénation capable cependant, de tolérer tous les errements, à partir du moment où ces derniers sont la conséquence des bacchanales stipendiées par la bienveillance de la maison-mère …
Ignorant tout de l’univers de Magali, le jeune homme se rend au rendez-vous qu’elle a fini par lui fixer et, lors d’un dîner entre collègues où la jeune femme l’a entraîné, c’est en rescapé de la mort, en deuil de son ami, « l’âme en lambeaux », qu’il s’affronte à l’incompréhension générale et au mépris que rencontre l’évocation de son expérience en tant que mercenaire. Aussi désastreuses qu’elles aient pu être sur tous les plans, ces « retrouvailles » ont néanmoins ressuscité chez la jeune femme des émotions qui vont la pousser, plus tard, à reprendre la route du village, en quête de cette mythique seconde chance à laquelle nul ne peut prétendre…

Sur ce dernier ouvrage, vous pouvez lire mon article dans le Magazine des livres n°14 sorti le 17 janvier 2009. Egalement :

Quelques articles à propos de Un dieu un animal

Dans Télérama:

un-dieu-un-animal,37663.php

Sur Arte.fr :

2401358,CmC=2401504.html

Dans Lire (repris sur le blog de Léthée Hurtebise) :

article-26869688.html

Publié dans Archives Littéraires

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Commenter cet article

Florinette 05/02/2009 20:41

Oui, oui, il y a divers festivals, si tu veux, tu trouveras ci-dessous le lien qui te donnera toutes les informations nécessaires ! http://leguidedesfestivals.com/index.php?page=festivals-geo®ion=aquitaine

Léthée 17/02/2009 11:27


Merci beaucoup au fait ! ;)


Florinette 04/02/2009 17:33

Dans le sud-ouest plus précisément sur le bassin d'Arcachon !

Léthée 05/02/2009 14:10


Ah !!! J'aimerais bien aller par là. J'avoue que je vais davantage dans le Sud-Est (Perpignan, Vaison la Romaine, Rochefort du Gard... et surtout le Sud sud : Espagne). Le sud-ouest fait
partie de mes lacunes ! ;) Il y a peut-être des Festivals sympas par chez toi non ?


Florinette 23/01/2009 17:38

Dommage que j'habite si loin, mais cela ne m'empêche pas de noter cet auteur que je ne connais pas !

Léthée 04/02/2009 14:24


Tu habites dans quel coin Florinette ?


dasola 23/01/2009 15:29

Rebonjour, c'est bien de parler de ces ventes dédicaces dans cette librairie que j'ai découverte récemment. Il faut que ce genre d'endroit perdure envers et contre tout face aux grandes surfaces. Surtout que c'est une belle et grande librairie, bien achalandée en littérature enfantine. Bonne après-midi.

Léthée 05/02/2009 11:41


La prochaine fois que j'irai à Paris, j'irai voir cette librairie. C'est important. Je ne la connais pas du tout ! Les rencontres tombent toujours en semaine... et je ne suis pas de Paris !