La piscine, de Ykô Ogawa

Publié le par lethee

Aya-chan est une jeune fille qui habite un orphelinat tenu par ses parents. Elle est donc la seule enfant de l’institut dont on puisse dire qu’elle n’a pas « besoin » d’affection. C’est dans ce contexte qu’elle découvre peu à peu les premiers sentiments de désir. Jun, un orphelin qui vit depuis 10 ans dans la demeure, est l’objet de tous ses regards, tous ses moments de liberté, toute son attention. Tandis qu’elle l’observe inlassablement plonger dans la piscine, que son regard se glisse tout entier entre les muscles du jeune homme et l’eau  ruisselante et enivrante de ses plongeons, un désir bien mystérieux se tisse dans ses tissus nerveux. Dans l’incompréhension de ses nouveaux sentiments et pulsions, le personnage se découvre un goût particulier pour le sadisme. A mi-mots, l’indécent et le vile est esquissé en souplesse. La naïveté de l’adolescence  aveugle cet être en devenir qui ne voit pas, dans ses obsessions, qu’on l’observe également de très près.
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A suivre : L'art de la joie, de Goliarda Sapienza

 

Publié dans Archives Littéraires

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