Bienvenue chez Léthée

"Oui, je sens que c'est le moment de jeter un coup d'oeil en arrière, si je peux, et de faire le point, si je veux avancer.  (...) Moi je ne suis pas de ceux qui risquent de changer de chanson. Je n'ai qu'à continuer, comme s'il y avait quelque chose à faire, quelque chose de commencé, quelque part où aller. Tout se ramène à une affaire de paroles, il ne faut pas l'oublier, je ne l'ai pas oublié."

 

L'innommable, Samuel Beckett, Editions de Minuit, Paris, 2004, p. 81.

 

 

Jeudi 22 février 2007

Vingt ans après son essai sur L’art du roman, Milan Kundera fait paraître un autre essai en 7 parties (Conscience de la continuité - Die weltliteratur (La littérature mondiale) - Aller dans l'âme des choses - Qu'est-ce qu'un romancier ? - L'esthétique et l'existence - Le rideau déchiré - Le roman, la mémoire, l'oubli), constituées chacune de courts chapitres toujours étayés d’exemples concrets et argumentés de façon pédagogique, sur le roman de ses débuts à nos jours.

 

 

Kundera, né en 1929, dévoile ses réflexions de lecteur et d’écrivain, à travers la littérature qui l’a constitué, celle de Cervantès, de Musil, de Gombrovitz, de Kafka, de Fielding, de Tolstoï, de Rabelais, de Proust (quelle importance qu'Albertine lui fut inspirée par une femme ou par un homme ? que la Joconde fut un modèle masculin ou féminin ?), de Flaubert, de Diderot. Ce dernier, qui avait déjà fait l’objet d’un hommage remarquable, à travers une pièce intitulée Jacques et son maître, n’est que très brièvement évoqué, tout comme ses œuvres, dont il ne parle que très occasionnellement.
Dans L’homme sans qualités, de Musil, tout est dit. Dans l’œuvre de Kafka, il faut voir l’ouvrage d’un visionnaire, qui a su dès le début du siècle, ce que deviendrait l’administration de nos jours. Kundera analyse certains passage de Madame BOVARY(dans lequel "L'une des plus fameuses scènes érotiques a été déclenchée par une banalité totale : un inoffensif emmerdeur et l'obstination de son bavardage"), d’Anna KARENINE, et insuffle à son lecteur l’envie de lire ce qui l’a ému, ce qui l’a forgé, et continue de le transporter grâce à son inégalable talent, celui d'expliquer ce à côté de quoi on était susceptible de passer, et sur quoi il fallait justement s'arrêter : ce qui est paradoxale, surprenant sans qu'on sâche pourquoi. C’est de son expérience de lecteur, plus que de son talent d’écrivain que Kundera nous parle. Jamais mis en avant dans ses propos, son talent est passé de l’autre côté du rideau, transformé en spectateur narrateur. Ravis d’être aveugles et de pouvoir l’écouter, il nous raconte alors, toujours en s’appuyant sur ses expériences, ses lectures, l’histoire du roman de l’est, du roman de l’Europe centrale telle qu’il l’a connue, subie parfois.

J'ai retenu particulièrement quelques citations éloquentes, telle que celle-ci à propos des "multiples significations du mot histoire" : "Dans la conscience collective, l'histoire du roman, sur toute sa durée qui s'étend de Rabelais jusqu'à nos jours, se trouve ainsi dans une perpétuelle transformation à laquelle participent la compétence et l'incompétence, l'intelligence et la bêtise et, au-dessus de tout, l'oubli qui ne cesse d'élargir son immense cimetière où, à côté des non-valeurs, gisent des valeurs sous-estimées, méconnues ou oubliées".
Tout au long de cet ouvrage, Kundera nous donne envie de lire, ou de relire les œuvres dont il nous parle. Ce grand admirateur du roman signe une nouvelle fois un essai à la fois rigoureux et simple, riche en enseignement et en émotion à la fois.

 

 

 © Léthée Hurtebise – 09 mai 2005

par Léthée Hurtebise publié dans : Milan Kundera, Murakami..
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Jeudi 22 février 2007

Partir. « Mon enfant, ma sœur, songe à la douceur d’aller là-bas vivre ensemble ! ». Non, ce n’est pas une invitation au voyage comme les autres. L’invitation proposée par Tahar Ben Jelloun au personnage de Azel pourrait en effet se confondre avec un doux rêve d’exil, provisoire tant qu’éternel. « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. » Mais il ne s’agit pas d’un voyage de loisir, encore moins d’une fuite. Il s’agit d’un espoir : celui de trouver une autre vie, une autre chance, une autre terre ; celle de l’accueil.

Azel, jeune homme élevé par sa mère, traîne dans les cafés de Tanger où la principale occupation est la rêverie de tous, la rêverie qui mène vaporeusement à une terre plus solide, paradisiaque. L’Espagne est en effet la terre promise, pour tous ces petits marocains qui ne connaissent que la misère, le chômage. Azel est diplômé, mais ne trouve pas de travail.. Sa mère trafique  ici et contrebande là pour les nourrir, lui et sa sœur Kenza, dont il dépend puisqu’elle travaille jour et nuit pour gagner de quoi vivre.

Azel rêve, comme tous ses amis, de rejoindre la terre d’en face. Quatorze kilomètres seulement les séparent de l’endroit où ils pensent pouvoir trouver du travail, une vie nouvelle, loin des ghettos de Tanger où le kif anéantit toute volonté.

C’est en échange de leur vie que les garçons de Tanger réussissent à franchir la  barrière, et obtiennent un visa « en règle » pour séjourner à Barcelone dans l’espoir de trouver un job, et acquérir l’identité espagnole. Homme ou femme, peu importe, on offre son âme et son corps. C’est toujours mieux là-bas, et l’ailleurs n’a pas de prix.

Qui donc n’a jamais pensé trouver mieux ailleurs ? Qui ne s’est jamais dit que l’autre côté valait mieux que la meilleure des situations ici ?

L’écriture est une perle de simplicité et l’histoire envoûte à tel point qu’il est intimement nécessaire de lire cette quête de la fuite d’un seul trait. Ce dernier roman de Tahar Ben Jelloun se dévore avec passion, sans retenue aucune. Fin critique de l’Islam extrêmiste, l’auteur pose mine de rien quelques points d’interrogation au cœur de son histoire. « L’allié principal des islamistes  c’est la corruption qu’ils prétendent combattre » (p. 30), la crise des mouvements radicaux ramassant les plus faibles, le voile se profilant sur des femmes mariées trop jeunes..  pendant d’un départ tant voulu. Sous la plume de Tahar Ben Jelloun, tout ceci a le goût d’un plaidoyer d’une justesse infinie. Partir, c’est mourir un peu. Partir, c’est trop croire en des possibles inaccessibles. Partir, c’est enfin se fuir soi-même, et au fond, se perdre un peu plus.

Non, Partir n’est pas une invitation au voyage comme les autres. C’est l’appel du meilleur, l’appel d’un espoir de guérison, et c’est aussi l’illusion du désert. Car au fond, à force de trop vouloir partir, on finit toujours par revenir, d’une manière, ou d’une autre… « Aimer et mourir au pays qui te ressemble ! ».

 

© Léthée Hurtebise pour la Presse littéraire n° 5
par Léthée Hurtebise publié dans : JDC, Presse Littéraire, Magazine des livres
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Jeudi 22 février 2007

L’histoire de King Kong, c’est à trois cinéastes de génie (Merian C. Cooper, Edgar Wallace et Ruth Rose) que nous la devons. Sur la base de leur scénario, D.W. Lovelace écrivit le roman. C’était en 1932. L’année d’après, le film que nous connaissons tous sort dans les salles. Il est signé Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. L’histoire met en scène une équipe de tournage (tiens donc..) partant faire le film du siècle (ben voyons..) sur une île mystérieuse peuplée d’indigènes et de bêtes sauvages, démesurées et préhistoriques. Ils découvrent que les indigènes ont pour habitude d’offrir leurs femmes à leur Dieu : Kong, un singe-monstre qui mesure une quinzaine de mètres et dont ils doivent se protéger autant qu’ils l’adulent. Lorsqu’ils voient la jeune actrice, Ann, parmi l’équipe de tournage, ils décident d’en faire une offrande. La suite, tout le monde la connaît. Seulement , il y a un bémol. Plusieurs versions se sont succédées depuis 1933, et parmi elles la plus exubérante et idiote fantocherie (voir le film de Ishirô Honda sorti en 1962, King Kong contre Gozilla (quand les productions américaine et japonaise se rencontrent…) qui vaut franchement son pesant de tomates..).  De 1933 à 2005, en passant par le très critiqué mais très intéressant 1976 (dont on oubliera volontiers la version II où King Kong est ressuscité pour être à nouveau pourchassé par l’armée puisque les Américains adorent jouer à la guerre grandeur nature…), nous nous sommes régalés, énervés, nous avons pleuré, mais qu’en avons nous retenu ? Qu’est-ce qui fait de ces trois films des chefs-d’œuvre individuels à posséder absolument ? Chez Cooper et Schoedsack, chez Guillermin, chez Jackson il y a indéniablement une grande différence et elle s’appelle « contexte ». Il y en a une autre d’autant plus grande qu’elle est importante au cinéma : « moyens ».  Et enfin la grande ligne de conduite qui les réunit tous unanimement, c’est le « défi ».

 

Le contexte, c’est le choix de l’époque, les préoccupations du réel contemporain qui construisent la fiction du film. Initialement, l’aventure King Kong se déroule dans les années 20-30. On peut discuter le choix de Guillermin, d’avoir transporté l’histoire dans les années 70. Cependant, les préoccupations contextuelles de l’aventure ont bien changé, et dans l’opus de 1976, c’est la crise pétrolière qui est pointée du doigt, et non le chômage et le monde du cinéma à ses débuts. Ce choix aussi est critiquable, et pour le coup, la critique a raison. King Kong, c’est avant tout une histoire de puissance humaine, et il aurait fallu ne pas confondre la belle et la bête avec US vs Irak. Disons-le, dans le film de Guillermin, il y a trop. Trop peut-être parce qu’il fait du hors sujet à force de trop vouloir intellectualiser avec un mythe qui n’a pas besoin de béquilles. Kong n’a pas besoin d’histoires parallèles, la sienne est déjà fabuleuse.

 

Admettons-le encore : choisir le World Trade Center en lieu et place de l’Empire State building comporte plus d’un symbole, et là où l’histoire originale avait de la beauté, le remake de Guillermin a de la sauvagerie. Davantage de buildings - et pas des moindres, des avions modernes, une époque moderne, des préoccupations politique et financières qui remplacent les financières préoccupations artistiques, et encore plus de sang ! A croire que la bête n’était qu’un prétexte aux réflexions philosophiques de l’auteur sur les finances de son pays !

 

Peter Jackson (on y vient on y vient) n’a pas eut le choix. S’il avait voulu reprendre l’époque des années 70, il aurait été bien embarrassé… les tours, c’était après tout séduisant mais bien que nous connaissions fort bien les superbes effets spéciaux du Seigneur des Anneaux, le fardeau aurait été bien encombrant. Gageons cependant que PJ ne s’arrêterait pas à cette petite embûche… que serait la reconstruction virtuelle des Twin Towers.  Mais non, vraiment non : le World Trade Center assimilé au cocon maternel ce n’était pas la meilleure idée du cinéma.

 

C’est bien l’époque première du cinéma qui a attiré Peter Jackson, et pour un réalisateur de sa trempe, on peut imaginer combien il était important de rendre hommage à un film et à un héros qui doivent lui être chers ! Comment ne pas faire le rapprochement entre la puissance de Jackson et celle de King Kong ? Allez, osons le cliché !

 

Quelle joie de retrouver presque à l’identique les plans du film de 1933, avec cette fois un gorille plus vrai que nature pour remplacer celui de carton pâte, avec des avions qui semblent être la réplique exacte du premier film… des décors de la jungle à la sobriété de la mise à mort, en passant par la coupe de la somptueuse robe blanche de Ann, tout y est, la qualité numérique en plus. Un plaisir pour le regard, une satisfaction pour les admirateurs du singe, un rêve fabuleux qui se réalise : enfin King Kong est vivant et plus vrai que nature. Le défi est bel et bien relevé.

 

Le film de 33 n’aurait jamais pu permettre davantage, et n’aurait jamais pu illustrer tout le tragique de l’histoire autrement que dans le spectaculaire. Mettons nous à la place du spectateur de l’époque : il assiste à un spectacle prodigieux, un monstre de carton pâte géant enlève une actrice et l’emmène sur l’Empire State Building. L’imagination du scénariste était miraculeusement, magiquement illustrée. Partant, à quoi servent les remakes ? A améliorer la vision de l’œuvre. La vision de Jackson est réussie, complète, sensuelle et humaine, bestiale et attachante, spectaculaire et attendrissante, gigantesque et poignante.

 

Oublié le King Kong de 1976, avec ses scènes chargées d’érotisme (rappelez vous l’effeuillage du collier, la douche sous la cascade), car on lui préfère de loin la brute au cœur tendre, gonflant son torse et tournant la tête en air de triomphe défiant le cœur de sa belle, bombant toute sa fierté dans un geste à la fois tendre et macho. En lui sommeille l’homme idéal qui fait semblant mais ne peut en vouloir à celle qu’il aime. Peter Jackson lui rend honneur avec toute la richesse de son talent. Il était temps.

par Léthée Hurtebise publié dans : JDC, Presse Littéraire, Magazine des livres
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Jeudi 22 février 2007

Au fond, il est tout à fait possible de ne pas aimer Duras. Du haut de ses innombrables romans parmi lesquels Le ravissement de Lol V. Stein (1964), L’amant (1984), L’amour (1971) elle ne fait au fond que parler de ce qui la préoccupe, l’inquiète, s’auto-analyse au gré de ses expériences renouvelées à la lueur d’une narration fictionnelle. Le roman qu’elle écrit sans cesse n’est autre que sa vie. Tantôt lumineuse, tantôt choquante, l’écrivain est un personnage imprégné de narcissisme et pourtant : tous les personnages de ses romans sont authentiques. Apprenant que Lacan avait aimé Le ravissement de Lol V. Stein pour y avoir reconnu quelques principes de ses théories de psychanalyste, elle aura l’audace de dire à Sinclair Dumontais, au cours d’un entretien et sur un air de fausse modestie : « Je n’ai pas besoin de la critique pour savoir que je suis géniale. » C’est certain, Duras était un personnage. Elle ajoutera, à propos de ses relations avec les hommes : « Si les gens ont pensé des horreurs sur ma façon de me comporter avec les hommes de ma vie, alors c’est vrai. Parce que l’opinion des autres c’est aussi ce que nous sommes. » Provocation ? Sincérité fulgurante et lumineuse ?

Marguerite Duras n’était pas que cela. Plusieurs fois, elle évoqué la folie de sa mère comme ce qui l’a poussé à se réfugier dans la littérature. Elle aura ces mots terribles, au cours de ce même entretien, bouleversant par ce qu’il permet de déceler chez l’écrivain : « C’est très certainement la peur de l’enfance que je raconte dans l’Amant, cette peur de mon grand frère et la folie de ma mère qui m’ont fait écrire. La pétrification des sentiments face à la peur ou la force de l’autre, découvrir sous le visage calme de ma mère un torrent, un volcan, ou pire, une absence, une glace gelée qui ne bouge plus mais qui vous fait hurler, crier de peur. L’écriture fut la seule chose à la hauteur de cette catastrophe d’enfant. »

Cette absence, cette chose terrifiante qu’il nous est parfois donné d’entrevoir chez quelqu’un qu’on aime lorsqu’on surprend son regard plongé dans un néant palpable. C’est cette absence qui produit cet état d’attente éternel dans lequel on se plonge. Duras connaissait bien cet état.

C’est dans ce petit folio que certains traitent de « fond de tiroirs» qu’on peut découvrir la vérité de Duras : La vie matérielle. Pourquoi ne pas le conseiller comme première approche de l’auteur ? Elle y évoque l’alcool, les longues heures en sa compagnie, les tentatives de désintoxication, de plus en plus douloureuses et décevantes. Elle y évoque également les hommes, mais aussi des souvenirs d’enfance et des réflexions très simples mais édifiantes. C’est le genre de réflexion que se permet Monsieur tout le monde sans les écrire. Et justement, écrire, c’est ce qui lui tient le plus à cœur, même dans ses moments de solitude et d’attente en centre de cure : c’est ainsi qu’elle redoute un jour de ne plus pouvoir écrire, et ce, même jusqu’au sens technique du terme.

Alors on l’imagine, prenant parfois son stylo pour poser sur le papier quelques idées que Monsieur tout le monde se contente de penser. La vie matérielle est sans doute constituée de ces petits bouts, épars, d’écrits sans lourde consistance mais qui en disent long sur la femme qui se cache derrière l’auteur. C’est sans doute l’œuvre dans laquelle, paradoxalement, elle se montre sans avoir retouché un seul point de son image de Femme.

 

 

© Léthée Hurtebise - 21/01/2006

par Léthée Hurtebise publié dans : JDC, Presse Littéraire, Magazine des livres
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Jeudi 22 février 2007

« J'avais toujours su inconsciemment que ma peur du téléphone était liée à la mort - peut-être au sexe et à la mort (…)». Le quatrième de couverture du dernier prix Médicis, Fuir de Jean-Philippe TOUSSAINT paru aux éditions de Minuit introduit rapidement une intrigue un peu curieuse. Le narrateur part en Chine, et c’est là-bas qu’on lui offre un cadeau empoisonné nommé « téléphone portable » : est-ce pour le pister ? Il n’y a pas d’entité plus efficace pour nous surveiller que ce petit objet-espion que l’homme range dans la poche de sa veste. Dans Faire l’amour le narrateur venait de quitter Marie, dans Fuir il finit par aller la retrouver. Ce téléphone qui lui fait tant peur à cause de la mort et du sexe lui fera manquer l’émancipation sexuelle et la fuite même. Quand on rencontre une femme, on ne devrait jamais décrocher le téléphone au risque d’avoir à la quitter subitement. Quand on en quitte une autre, on ne devrait jamais décrocher le téléphone, au risque de s’y heurter à nouveau.

 

C’est ça, l’histoire sans fin du narrateur de Jean-Philippe TOUSSAINT, un incessant va-et-vient qui fait mal, et qui perdure. D’une écriture simple et belle, l’auteur nous peint de biens beaux mouvements du cœur de l’homme. Un conseil cependant : lisez Faire l’amour avant. Il ne vous en coûtera qu’un double plaisir.

 

 

© Léthée Hurtebise - 20/01/2006 - pour LPL n°3

 

par Léthée Hurtebise publié dans : JDC, Presse Littéraire, Magazine des livres
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