Achevé le 8 août 2007 dans une chaleur de sable atténuée légèrement par quelques brasses dans une mer transparente, cet ouvrage est à la fois
d'une complexité psychologique étonnante et d'une lecture très accessible. Bien que Sonoko, la narratrice
rapportant cette histoire à un grand écrivain, nous laisse dès le début supposer le dénouement tragique
vers lequel nous allons, nous n'imaginons pas sa complexité, et il est impossible de se résoudre à tant d'immaturité, tant de passion dévorante et inutile. Le japon des années 30 souffrait-il
vraiment ainsi ? Il est impensable de délocaliser cette tragédie, ni même de changer sa temporalité. Cela dit, avant de lire un tel déchaînement de passions dévastatrices tout autant
qu'incompréhensibles, il était impensable d'imaginer une telle histoire. A l'image de ses Confessions impudiques, Tanizaki offre ici tout un univers où les femmes, une fois encore, se montrent
capables du pire pour assouvir leurs passions, leurs exigences. Trahison, mensonge, complot : entrez à votre tour dans un labyrinthe de sentiments dévorants.
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander

e Venise, aussi, comme une future Pompéï qu'il sera impossible de sauver des eaux, nauséabonde et mauribonde tout autant que jalouse de ses nombreux secrets, c'est tout cela qui prouve que l'auteur a fait un ouvrage plus personnel, et par conséquent, plus remarquable. Saluons au passage le petit logiciel de recoupement des ouvrages « analogues » mis en place sur le site d'Amazon. La tempête est conseillé par Amazon si vous avez aimé L'ombre du Vent de Carlos ruiz Zafon. Si vous n'avez encore lu aucun de ces deux ouvrages, vous avez alors manqué de très beaux moments de lecture contemporaine.
Cette année, les libraires ont prouvé leur bon goût en décernant un prix à cet étonnant roman d'une densité et d'une érudition surprenantes. Voici comment se présentent les deux personnages qui articulent le roman au gré de leurs pensées et journaux :