Ce mois de Mars 2008 n'a pas fait exception. Petit tour des lectures de ces deux prochains mois :
Devant le peu d'exigence du public et l'intronisation de la médiocrité dans l'arène médiatique, la littérature n'a que la ressource de l'esquive ; elle prend le maquis pour se sauvegarder elle-même, vivre à sa guise, continuer de développer dans ses ouvrages des perspectives de plaisir et d'élargissement dans la présence à soi-même et au monde. Jean-Pierre Otte dénonce les méfaits de la culture par tous, l'exception culturelle et autres petites infamies en art et en littérature, le parasitisme et l'onanisme oculaire. En même temps il s'efforce de comprendre l'avilissement et la platitude comme une étape nécessaire dans un processus de renouvellement. C'est dans l'ombre, en coulisse, en marge, que s'invente une culture nouvelle, libre, forte et fertile dont nous avons la plus grande nécessité dans le temps de la rupture et du passage. ]
Ayant pris goût à la littérature Italienne avec Milena Agus, je m'y replonge aussitôt
Née en 1900 dans un petit village sicilien, orpheline à neuf ans, Modesta ne semble pas promise à un destin brillant. Au mieux peut-elle espérer un emploi de servante et un honnête mariage à la sortie du couvent qui l'a recueillie. Mais la jeune fille a d'autres aspirations... Sensuelle et fière, déterminée et prête à tout, farouchement indépendante et terriblement intelligente, Modesta veut découvrir la richesse infinie de la vie. Pour cela, elle devra abattre une à une les barrières érigées par la société : religion, morale, traditions, partis politiques, préjugés de classe, sexisme... Sa vie durant, Modesta poursuivra cet inlassable combat, celui d'une femme éprise de liberté et de bonheur. ]
[Présentation de l'éditeur
Le retour s’ouvre sur les souvenirs de vacances du narrateur, Peter Debauer. Élevé dans l’Allemagne de l’après-guerre par sa mère, Peter passe tous ses étés chez ses grands-parents suisses. Ces derniers travaillent comme correcteurs d’épreuves pour une collection de romans populaires.
Un jour, Peter commence à lire un bloc d’épreuves et découvre, fasciné, l’histoire d’un prisonnier de guerre allemand en Russie qui parvient à s’évader et à rentrer chez lui, mais seulement pour découvrir que sa femme ne l’a pas attendu. Certains détails du récit donnent à Peter l’impression qu’il s’agit non pas d’un roman mais d’une histoire vraie, et cette idée ne le quittera plus.
Beaucoup plus tard, devenu juriste, il mène l’enquête et, petit à petit, découvre que l’homme en question est peut-être son père. Mais à chaque fois qu’il croit comprendre son histoire, un élément inattendu brouille les pistes. Sa quête de vérité le conduit jusqu’aux Etats-Unis, où il est persuadé d’avoir identifié ce père insaisissable sous les traits d’un célèbre professeur de droit, déconstructionniste et négationniste…
Dix ans après la publication du best-seller mondial Le liseur, Le retour, publié en janvier 2006 dans les pays de langue
allemande, est en passe de rencontrer un succès équivalent. ]
Après avoir très très apprécié Délire d'amour, du même auteur, il me semble opportun de me replonger dans cette littérature extrêmement riche en psychologie.
[Présentation de l'éditeur pour Samedi
Pour Henry Perowne - neurochirurgien réputé, mari heureux, père comblé d'un musicien de blues et d'une poétesse - ce devrait être un samedi comme les autres. Pas question d'aller défiler contre la guerre en Irak. Plutôt goûter les plaisirs de la vie. Et pourtant... Un banal accrochage et voilà la violence qui surgit dans son existence protégée. Henry aura beau tenter de reprendre le fil de sa journée, ses vieux démons et le chaos du monde le rattraperont sans cesse durant ces vingt-quatre heures, au terme desquelles plus rien ne sera jamais comme avant. Tout en faisant diaboliquement monter le suspense, McEwan entrelace évènements planétaires et privés avec une telle virtuosité que cet étrange samedi devient la métaphore de toutes nos vies fragiles d'Occidentaux pris dans la tourmente de ce début de siècle. Et cette réflexion profonde sur le hasard et le destin, les pouvoirs respectifs de la science et de l'art, la quête d'un sens qui résisterait à la mort nous montre une fois de plus, après Expiation, un romancier parvenu à la plénitude de son art. ]
A suivre, mon petit compte-rendu de lecture sur l'excellent Piliers de la terre de Ken Follett, et sur le dernier tome du Combat ordinaire - Planter des clous de Manu Larcenet, au rayon BD.
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Tout d'abord, le format de l'ouvrage n'est pas commun. En hauteur, il ne rentre dans aucun rayonnage de la bibliothèque, même pas celui prévu pour les bandes dessinées.