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"Et après ? Une autre besogne... pourquoi ? Dans quel but ? Sans raison, il n'y a pas de but. Et à la fin de la journée qu'arrivera-t-il ? Rien. Et demain ? La même chose qu'aujourd'hui. (...) Non... elle ne pourra jamais. Attendre plutôt. Attendre que quelque chose  arrive... Ce soir ?." La femme de gilles, Madeleine Bourdouxhe, Actes Sud.

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"Aimer quelqu'un, c'est aussi aimer le bonheur de quelqu'un." Françoise Sagan


Par Léthée
Vendredi 9 octobre 2009
Bonjour à tous,

Voici un petit cadeau avant la fermeture provisoire de ce blog.
Je remercie votre fidélité à tous.

A bientôt, ailleurs, où j'aurai certainement l'opportunité de vous reparler d'exil, d'oubli, et d'autres choses plus joyeuses !

Léthée

ALLER SANS RETOUR - Juliette

http://www.deezer.com/en/#music/result/all/aller%20sans%20retour%20juliette

Ce que j'oublierai, c'est ma vie entière
La rue sous la pluie, le quartier désert
La maison qui dort, mon père et ma mère
Et les gens autour, noyés de misère
En partant d'ici, pour quel paradis ou pour quel enfer...
J'oublierai mon nom, j'oublierai ma ville
J'oublierai même que je pars pour l'exil

Il faut du courage pour tout oublier
Sauf sa vieille valise et sa veste usée
Au fond de la poche un peu d'argent pour
Un ticket de train, aller sans retour
Aller sans retour

J'oublierai cette heure où je crois mourir
Tous autour de moi se forcent à sourire
L'ami qui plaisante, celui qui soupire
J'oublierai que je ne sais pas mentir
Au bout du couloir
J'oublierai de croire
Que je vais revenir
J'oublierai même si ce n'est pas facile
D'oublier la porte qui donne sur l'exil

Il faut du courage pour tout oublier
Sauf sa vieille valise et sa veste usée
Au fond de sa poche un peu d'argent pour
Un ticket de train, aller sans retour
Aller sans retour

Ce que j'oublierais, si j'étais l'un d'eux
Mais cette chanson n'est qu'un triste jeu
Et quand je les vois passer dans nos rues
Etranges étrangers, humanité nue
Quoi qu'ils aient fuit
La faim, le fusil
Quoi qu'ils aient vendu
Je ne pense qu'à ce bout de couloir
Une valise posée en guise de mémoire...
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Par Léthée
Mardi 6 octobre 2009
Cela fait bien longtemps que je n'avais plus mis le clavier dans ce coin.
Ce soir j'ai décidé de vous faire rire avec une version peu catholique de "J'ai du bon tabac" (est-ce le bon titre ?) qui se trouve ici :

http://www.myspace.com/letheehurt

Le titre est "La Rue Blatin".

J'espère que vous apprécierez.

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Par Léthée
Dimanche 23 août 2009
Egalement pour montrer à certains lecteurs qu'Alanis Morissette n'est pas QUE nervosité. Une des chansons les plus fortes de son répertoire :



Avec les paroles et une des traductions, un peu approximative peut-être :

That I would be good even if I did nothing 
That I would be good even if I got the thumbs down   
That I would be good if I got and stayed sick   
That I would be good even if I gained ten pounds   
 
That I would be fine even if I went bankrupt   
That I would be good if I lost my hair and my youth   
That I would be great if I was no longer queen   
That I would be grand if I was not all knowing   
 
That I would be loved even when I numb myself   
That I would be good even when I am overwhelmed   
That I would be loved even when I was fuming   
That I would be good even if I was clingy   
 
That I would be good even if I lost sanity   
That I would be good whether with or without you   

J'irais bien même si je ne faisais rien
J'irais bien même si j'étais rejetée
J'irais bien même si je tombais et restais malade
J'irais bien même si je gagnais 10 livres [monnaie anglaise]
J'irais très bien même si j'allais vers la faillite
J'irais bien si je perdais mes cheveux et ma jeunesse
J'irais super bien si je n'étais plus reine
J'irais vraiment bien si je ne savais pas tout
Je serais aimée même si j'étais paralysée
J'irais bien même quand je serais écrasée [accablée]
Je serais aimée même quand j'étais en rage
J'irais bien même si j'étais collante
J'irais bien même si je perdais la raison
J'irais bien que je sois avec ou sans toi
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Par Léthée
Dimanche 23 août 2009


I want you to know that I'm happy for you
I wish nothing but the best for you both
An older version of me
Is she perverted like me
Would she go down on your in a theatre
Does she speak eloquently
And would she have your baby
I'm sure she'd make a really excellent mother

'Cause the love that you gave that we made
wasn't able to make it enough for you to be open wide, no
And every time you speak her name
Does she know how you told me you'd hold me
Until you died, 'til you died
But you're still alive

Chorus:
And I'm here to remind you
Of the mess you left when you went away
It's not fair to deny me
Of the cross I bear that you gave to me
You, you, you oughta know

You seem very well, things look peaceful
I'm not quite as well, I thought you should know
Did you forget about me Mr. Duplicity
I hate to but you in the middle of dinner
It was a slap in the face how quickly I was replaced
Are you thinking of me when you fuck her

'Cause the love that you gave that we made
wasn't able to make it enough for you to be open wide, no
And every time you speak her name
Does she know how you told me you'd hold me
Until you died, 'til you died
But you're sill alive

Repeat Chorus

'Cause the joke that you laid in the bed that was me
And I'm not gonna fade
As soon as you close your eyes and you know it
And every time I scratch my nails down someone else's back
I hope you feel it...well can you feel it

Paroles et musique : Alanis Morissette
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Par Léthée
Jeudi 20 août 2009



Et l'un des plus beaux paysages de France...



A demain sur Paris !
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Par Léthée
Samedi 15 août 2009
... mais cette fois, qui n'est pas de moi. Elle avait déjà été interprêtée par Isabelle Boulay (hic, petit défi à la rouquine donc). J'avais promis à une amie de la reprendre il y a 9 ans ! C'est chose faite. Chanson dédiée à M. donc.
Vous pouvez l'écouter ici : 

http://www.myspace.com/letheehurt

Vous pouvez lire les paroles là : 

Elle disait:"J'ai déjà trop marché

Mon coeur est déjà trop lourd de secrets

Trop lourd de peines"

Elle disait:"Je ne continue plus

Ce qui m'attend je l'ai déjà vécu

C'est plus la peine"

Elle disait que vivre était cruel

Elle ne croyait plus au soleil

Ni aux silences des églises

Et même mes sourires lui faisaient peur

C'était l'hiver dans le fond de son coeur

 

Elle disait que vivre était cruel

Elle ne croyait plus au soleil

Ni aux silences des églises

Et même mes sourires lui faisaient peur

C'était l'hiver dans le fond de son coeur

 Mais le vent n'a jamais été plus froid

La pluie plus violente que ce soir-là

Le soir de ses vingt ans

Le soir où elle a éteint le feu

Derrière la facade de ses yeux

Dans un éclair blanc

Elle a sûrement rejoint le ciel

Elle brille à côté‚ du soleil

Comme les nouvelles églises

Même si depuis ce soir-là je pleure

C'est qu'il fait froid dans le fond de mon coeur

Elle a sûrement rejoint le ciel

Elle brille à côté‚ du soleil

Comme les nouvelles églises

Même si depuis ce soir-là je pleure

C'est qu'il fait froid dans le fond de mon coeur

 
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Par Léthée
Vendredi 14 août 2009
C'est ainsi, les nuages sont identiques de New-York à Paris. Quels que soient les symboles qu'ils emportent, ce sont toujours les mêmes, et le lieu ne change rien au tout grandissant qui nous entoure.
Josée et Alan sont mariés depuis dix-huit mois et entre eux s'insinue une jalousie maladive, étouffante.
Alan redoute tout autant qu'il convoite les aventures éventuelles de Josée. Par défi, Josée se laisse alors tenter, mais n'aspire au fond qu'à la rupture qu'elle n'est pourtant pas prête à assumer, car elle déteste (se) faire souffrir (?).
Dans Les merveilleux nuages Sagan offre comme souvent un décor mondain, fait de cocktails et de duperies, où l'amusement est facile et la déprime omniprésente et dénuée de fondement, tant le luxe environnant rend la vie confortable, presque trop.
Cependant, il y a comme presque toujours dans son écriture des vérités lyriques, universelles, de ces phrases qu'on voudrait noter dans un cahier précieux et ne plus jamais les oublier. Voici quelques perles qui feront de ce livre un des joyaux de ma bibliothèque.

"L'amour on le cherche. On se met à deux pour le chercher. Il se trouve que l'un des deux le possède. Dans ce cas c'était moi. Ma femme était ravie . Elle venait comme une biche manger dans ma main ce fruit tendre et inépuisable. C'était la seule biche que je supportasse de nourrir. (...) ma femme s'est gavée, ma femme a envie d'autre chose et ne supporte pas que je la nourrisse de force. Et pourtant j'ai toujours ce fruit qui me pèse dans la paume, et que je veux lui donner. Que faire ?" Propos d'Alan, page 62.

"Oui, c'était bien là le pire : la disparition de quelqu'un qui ait entière confiance en vous, qui vous ait remis sa vie." Page 68

"... quand tu es près de moi, la nuit, que nous avons chaud ensemble, alors je m'en fiche de mourir ; je n'ai qu'une peur, c'est que toi, tu meures. Bien plus important que n'importe quoi, que n'importe quelle idée, ton souffle sur moi. Comme un animal, je veille. Dès que tu te réveilles, je m'enfouis dans toi, dans ta conscience. Je me jette sur toi. Je vis de toi." Propos d'Alan, page 85

"De toute façon, ne prends pas l'air si féroce. Tu as l'air de... d'un enfant. En fait d'ailleurs, tu n'as jamais quitté ton enrance, elle marche près de toi, tranquille, pudique, lointaine, comme une double vie. Tes essais pour te rapprocher de la vraie vie sont bien infructueux..." Alan, page 88

"C'est comme si tu menais une vie  double, dit-il, une autre vie qui te suit partout si proche de l'enfance que tu ne peux t'y arracher, une vie où tu es irresponsable et punie à la fois, toujours liée à des gens qui te jugent et auxquels tu donnes le droit de te juger, uniquement parce que tu peux les faire souffrir". Alan, page 95.

Sous n'importe quel nuage, aussi merveilleux soit-il, on ne change pas. Les nuages sont tous identiques.

Les merveilleux nuages, Françoise Sagan, Pocket, 153 pages, 5,50 euros.
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Par Léthée
Mardi 4 août 2009


Vu hier un film fabuleux, parce qu'il s'agit d'un adaptation de Le liseur, de Bernhard Schlink, et qu'elle est incroyablement bien réussie. Les acteurs sont époustouflants, le thème est comme toujours chez l'auteur en rapport avec l'enfermement, la réflexion, les horreurs de la guerre, la justice... et l'apprentissage de l'humain au travers de son parcours.
Le film est donc très fidèle au livre, et ce n'était pas une chose facile. Je vous invite à le découvrir très vite : vous ne regretterez pas d'avoir échappé deux heures durant au soleil capricieux de cet été.
Pour ceux qui n'ont pas lu le livre :  un jeune homme, à l'âge de seize ans, est initié aux plaisirs sensuels par une femme plus âgée que lui, en même temps qu'il lui fait la lecture d'oeuvres aussi sacrées qu'indétronables de la littérature.


Des années plus tard, il découvre que Hannah Smith, disparue du jour au lendemain, est jugée pour s'être engagée auprès des SS comme gardienne de camp de concentration.
Aussi, la question que pose l'ouvrage (le film aussi) n'est pas d'ordre moral (l'initiation à l'amour d'un adolescent par une femme plus âgée, le choix de faire ou non sortir des femmes d'une église en flammes). Elle est bien plus subitile que cela : de celui par qui l'on apprend tout, qui nous initie, notre passeur, notre pygmalion, que connaît-on au fond ? Qui est-il ? Que comprend-il et comprend-il autant de choses que ce qu'il nous apporte en retour ? Enfin, évolue-t-il au fil des années ?
Un film riche, à voir absolument : pour la beauté de ces corps qui s'assemblent dans l'interdit, pour le regard qu'on nous invite à porter sur une gardienne des camps, et pour sa psychologie très très fine.



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Par Léthée
Mardi 4 août 2009
Comme un légo, de et par Alain Bashung.

http://www.deezer.com/listen-929898

C'est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d'argent
La lunette d'un microscope
Et tous ces petits êtres qui courent

Car chacun vaque à son destin
Petits ou grands
Comme durant des siècles egyptiens
Péniblement

A porter mille fois son point sur le "i"
Sous la chaleur et sous le vent
Dans le soleil ou dans la nuit
Voyez-vous ces êtres vivants ? (x3)

Quelqu'un a inventé ce jeu
Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents
Comme un légo avec du vent

La faiblesse des tout-puissants
Comme un légo avec du sang
La force décuplée des perdants
Comme un légo avec des dents
Comme un légo avec des mains
Comme un légo

Voyez-vous tous ces humains
Danser ensemble à se donner la main
S'embrasser dans le noir à cheveux blonds
A ne pas voir demain comme ils seront ?

Car si la Terre est ronde
Et qu'ils s'y agrippent
Au-delà, c'est le vide
Assis devant le restant d'une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d'amibes

(x2:)
Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d'un même miroir
Vêtues d'acier, vêtues de noir
Comme un légo mais sans mémoire (x3)

Pourquoi ne me réponds-tu jamais
Sous ce manguier de plus de dix mille pages
A te balancer dans cette cage ?

A voir le monde de si haut
Comme un damier, comme un légo
Comme un imputrescible légo
Comme un insecte mais sur le dos

C'est un grand terrain de nulle part
Avec de belles poignées d'argent
La lunette d'un microscope
On regarde, on regarde, on regarde dedans

On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises
Comme durant ces siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit (x3)

 
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Par Léthée
Vendredi 31 juillet 2009
Je ne les ai pas forcément vus dans cet ordre, mais je vais essayer de vous faire un petit compte-rendu.
Je commence par mon préféré :



Voici ce que propose Allociné comme résumé... "L'itinéraire d'un jeune délinquant qui, après avoir volé une voiture et tué un policier, est traqué par la police...". C'est bien entendu trop insuffisant pour donner envie de voir ce film de Godard, sorti en 1960. D'abord, il y a quelque chose de très "Sagan" dans ce Belmondo dénommé Michel, amoureux fou de la belle Patricia, qu'il ne cesse de poursuivre pour "coucher avec elle encore une fois". Il vole des voitures, les revend, chantonne en faisant des excès de vitesse. Il est beau, pas méchant mais recherché pour le meurtre d'un policier. La faute de trop. Voici la bande annonce, que je trouve remarquable :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18786920.html


Ensuite, j'ai vu :



Into the Wild, un film de Sean Penn sorti l'année dernière. Annonce d'Allociné : "Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature."

Je reconnais que le périple de ce jeune en quête de pureté, de liberté, de nature, peut être agaçant pour certains, qui sont plutôt à l'aise dans la société de consommation. Surtout quand on sait qu'il s'agit d'une histoire vraie, et surtout ce qui se passe ensuite. Mais voilà, il y a une idée dans cette histoire qui me plaît : c'est celle d'abandonner tout ce dont on peut tout à fait se passer, et ne vivre que de l'essentiel, quitte à ne pas savoir trouver cet essentiel à un moment donné. Qui n'a jamais rêvé de ne pouvoir se contenter que de trois objets, peu d'aliments, et pour seul loisir la contemplation de la nature ?
Ensuite, ce film possède une bande son extraordinaire, totalement orchestrée et composée par Eddie Vedder, un nom à retenir absolument.

Plus d'infos sur ce film



Ensuite j'ai vu :
Après l'Océan de Eliane de Latour



Voici l'annonce d'Allociné : Otho et Shad ont quitté Abidjan pour l'aventure sur les terres européennes. Ils rêvent de revenir au pays en bienfaiteurs.Otho reconduit à la frontière sans rien, devient un paria chez lui. Shad, après affrontements et bagarres dans les mégapoles  du nord, rentre en héros mais pas "clean, clean" comme il l'aurait voulu.


Ce film est tout simplement énorme. J'ai aimé ce maniement des langues mêlées : le langage des rues, le français, l'espagnol, l'anglais, l'africain. Toutes ces langues se chevauchent en une même phrase et cela résume bien la complexité d'un tel sujet, se voir et se projeter ailleurs pour pouvoir vivre ici, ou rester ici pour échapper à l'emprise du désir d'avoir davantage au prix du déshonneur. C'est une belle histoire, très bien tournée. Les acteurs sont bouleversants. Seul reproche : on ne perçoit pas assez le combat de Otho pour reconquérir l'estime des siens, de retour au pays sans argent. Lui non plus n'est pas "clean clean"... une fois revenu au bled. Un film à voir absolument. enlace l'Afrique et l'Europe à travers deux destins : l'ascension à tout prix et la lutte contre le déshonneur. Là encore la bande son est magnifique, et la prestation de Marie-Josee Croze également très réussie. Bravo.


Plus d'infos sur ce film


Ensuite j'ai vu le dernier Harry Potter... mais... d'abord je pense qu'il faut vraiment avoir vu les autres avant, s'en souvenir, ou avoir lu le livre pour bien comprendre ce qui se déroule dans l'épisode. Ensuite je trouve qu'il nous attardait trop sur les histoires d'amour des ados, certes mignonnes, et pas assez sur le mystère des Horcruxes. Et il y avait un élément important  à ne pas négliger, au sujet de Rogue, qui n'a même pas été exploité. Donc je n'en parlerai pas davantage, si ce n'est juste pour dire que c'est toujours agréable à regarder, parfois drôle, parfois juste angoissant ce qu'il faut, et tout de même sacrément bien réussi sur le plan de la qualité des images.

Je reviendrai vers vous dans quelques temps...

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Par Léthée
Mardi 28 juillet 2009

(Photo : deux habitants du Père Lachaise)


Voilà un titre de moi, le plus abouti de tous même s'il reste pour le moment imparfait, puisque je ne dispose pas du matériel nécessaire... J'espère que vous aimerez.

Rendez-vous sur : http://www.myspace.com/letheehurt

A bientôt !
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Par Léthée
Lundi 27 juillet 2009
Aimer quelqu'un, c'est aussi aimer le bonheur de quelqu'un.


Françoise Sagan. 
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Par Léthée
Dimanche 26 juillet 2009

L'humain est ainsi fait. Croisant son prochain au plus mal de lui-même il prend peur. La misère, la détresse et le malheur effraient comme des maladies contagieuses. On les contracte par l'empathie, et l'altruisme. Aussi convient-il de se garder le plus possible de ces sentiments à risque.

L'humain a ses faiblesses aussi, ses paradoxes. Sur le point de toucher la misère du bout des doigts il recule comme devant Belzébuth, reprend la main qu'il s'apprêtait à tendre. Mais lorsqu'il entend parler de cette même misère.. et pourvu qu'il soit confortablement assis dans son impuissance, à mille lieues d'elle il prend pitié, et parfois même, éprouve de la peine.

Harold Cobert nous raconte l'histoire de Philippe, un père qui perd. Sa femme lui prend son toît, sa fille. Puis il perd aussi son travail, son permis... et rapidement tout ce qu'il possède. Très vite, la situation empire. L'argent se compte de plus en plus vite à mesure qu'il disparaît, s'égraine, jusqu'à manquer totalement. Alors l'équation se met en place d'elle-même : pas d'argent, pas de toît, pas d'adresse, pas de travail... pas d'argent. Philippe devient SDF. Sans domicile fixe.

Résumé ainsi, le livre paraît simpliste. Il s'agit cependant d'une histoire d'apparences, à tous les degrés. Si l'auteur orchestre pour Philippe un cap au pire infernal, c'est en veillant toutefois à le maintenir sur le chemin de la dignité. Philippe deviendra SDF, mais Cobert Sauve sa Dignité Férocement. Voilà précisément pourquoi ce déclin ordinaire suscite à la fois admiration et craintes. L'histoire de cet hiver-là nous rappelle page à page que ce peut être nous, mais qu'il ne convient pas ici de s'imbiber d'identification gratuite et stérile. Au contraire, Philippe en appelle à notre vigilance froide et désincarnée. Lui, c'est nous. Mais nous pourrions être tous ces Lui.

Et puis il y a Baudelaire : le chien. Harold Cobert ose faire de Charles un cabot protecteur. Baudelaire, c'est le bâtard errant qui finit par montrer la voie. Baudelaire, le livre, c'est la littérature montrant l'autre chemin de croix, celui que des milliers de vies arpentent sans témoins, sans un regard, sans considération, sans entrer pour autant dans l'Histoire, ni susciter de Bible, ni donner le cafard. Pour eux on ne prie pas, on change de trottoir.

Un hiver avec Baudelaire, c'est la littérature soutirant au regard l'aveu. L'histoire réclamant son dû d'intérêt au lecteur, dont elle refuse par ailleurs les larmes.

Et puis l'auteur veille. Il sème ici ou là quelque bâtiment flottant, où les âmes qui errent peuvent un temps devenir âmes à l'arrêt. Où les nauffragés se changent en amarrés.

C'est un roman où la fiction se fait à la fois bourreau et laquais d'une réalité trop silencieuse. Elle la sert sur un plateau, et brouille l'image trop dorée que nous nous en faisons. Voir ou ignorer, telle est la question. Agir ou consentir, telle en est l'autre version.

C'est avec une plume efficace, précise, juste et nécessaire que Harold Cobert nous entraîne dans la rue. Il n'y a pas de grand spectacle, pas d'effusion : juste un parcours normal et banalement effrayant, qui donne terriblement envie d'agir et de voir, et qui fait douter aussi : sommes nous des amis les uns pour les autres ? Ou sommes-nous éternellement seuls.. seul Baudelaire saura éclairer cette question.

Un hiver avec Baudelaire, Harold Cobert, Editions Héloïse d'Ormesson, Paris, 2009. 



 

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Par Léthée
Samedi 25 juillet 2009

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Par Léthée
Samedi 25 juillet 2009


 

Philippe perd tout, et se retrouve SDF. Pourquoi avoir choisi ce sujet ?


L’idée m’est venue à la suite d’un documentaire consacré au Fleuron Saint-Jean, la péniche qui accueille les SDF avec leurs chiens dont il est question dans ce roman. Je suis tombé dessus par hasard, fin novembre ou tout début décembre 2007. Dans le sujet, on voyait notamment Pascal, un sans abri, et sa chienne, Jessica, une petite bâtarde, auxquels j’ai dédié le livre. Pascal expliquait qu’elle l’avait sauvé : sans elle, disait-il, il se serait déjà foutu en l’air. Le drame, c’était que Jessica était atteinte d’un cancer. L’opération étant chère, il envisageait de prendre une autre chienne, plus jeune, pour que Jessica la forme avant de partir pour son dernier voyage. Il y avait entre eux une charge d’amour extraordinaire. J’étais bouleversé. Puis, quelques semaines plus tard, hanté par cette histoire, je me suis rappelé la citation de Baudelaire extraite des Bons Chiens. Les deux éléments se sont télescopés, et le roman m’est apparu. Ses personnages, sa structure, son écriture. Je me suis mis au travail. Il y avait pour moi une véritable urgence à écrire cette histoire.

Le lendemain de la diffusion du reportage, les dons ont afflué massivement. Ils ont permis d’opérer Jessica, et de la sauver. Une Française qui vit en Espagne les a même accueillis pendant la convalescence de la rescapée.


Tout se passe comme si vous aviez voulu que Philippe touche le fond pour pouvoir rebondir. Pourquoi l'emmener si loin, et le lecteur avec ?


On n’écrit pas un livre sur les SDF et l’engrenage qui conduit à la misère en restant confortablement assis chez soi. S’il y a un certain nombre de lectures à effectuer et de documents à compulser, on ne peut pas faire l’économie d’aller à la rencontre de celles et ceux qui dorment sur le trottoir. J’ai donc passé beaucoup de temps avec eux, la journée, la nuit, m’asseyant à leurs côtés, avec un sandwich, une bière, des cigarettes ou un peu de monnaie, et je leur ai donné ce que nous leur refusons malheureusement trop souvent : du temps, de l’attention, de l’écoute, une existence dans le regard de l’autre. De leurs parcours de vie ressortaient deux choses. La première, c’est que tout peut basculer très vite, beaucoup plus vite qu’on ne le croie. Pour certains, quinze jours avaient suffi pour qu’ils se retrouvent définitivement jetés sur le bitume. La deuxième, c’est que la spirale dans laquelle ils s’étaient retrouvés aspirés est un véritable siphon : elle ne les avait pas lâchés avant de les avoir rincés et essorés totalement. Il me semblait important de rendre compte de cette réalité, et donc d’entraîner Philippe jusqu’au fond du gouffre, mais en l’amenant juste à la lisière du point de non-retour, l’alcool. Car le moment où les SDF commencent à boire est la véritable limite d’Orphée : une fois franchie cette frontière invisible, ils ne reviennent plus. L’esprit se met à dérailler, le corps lâche, et chaque gorgée supplémentaire les stigmatise, tant corporellement que psychologiquement, et les enfonce un peu plus dans le cercle infernal. Il faut savoir que, parmi toutes celles et tous ceux qui sont aujourd’hui à la rue, seulement 2% réunissent les conditions objectives pour pourvoir un jour s’en sortir. Pour que la renaissance de Philippe soit vraisemblable, il me fallait arrêter sa chute à cette lisière fatale, mais il me fallait l’amener jusque-là.


Avez-vous cette peur-là, celle de tout perdre ?


Oui, j’ai cette peur-là. Je l’ai d’autant plus que, il y a de cela quelques années, j’ai craint, moi aussi, de finir à la rue. À l’époque, j’avais travaillé comme scénariste interne et directeur littéraire dans une petite boîte de production qui finançait ses projets grâce à leurs activités dans le multimédia. La bulle Internet a explosé, ils ont fait faillite. Comme j’avais été rémunéré pendant presque trois années en droits d’auteur, je n’avais droit à rien. J’avais beau avoir été mensualisé et avoir perçu l’équivalent d’un salaire, le statut de cette rémunération ne m’ouvrait aucun droit en termes de chômage. En France, trois catégories sont les enfants pauvres de la création : les photographes, les artistes plasticiens, et les auteurs. Si beaucoup de professions connexes vivent des retombées de leurs activités, très peu personnes appartenant à ces trois catégories réussissent à vivre exclusivement de leur travail. Je me suis donc retrouvé au RMI. L’engrenage s’est déclenché : je ne trouvais plus que des petits boulots mal payés, ou payés « au black », ce qui me repoussait lentement vers la marge séparant notre pas-de-porte de la rue au-delà. Je naviguais à vue, au jour le jour, l’angoisse chevillée au corps. Mais j’ai eu de la chance, beaucoup de chance. À chaque fois que ma situation semblait foutue, un job me sortait la tête de l’eau. Et puis, je n’étais pas seul. Je pouvais compter sur le soutien, même modeste, de ma famille, ce qui n’est que très rarement le cas de celles et ceux qui se retrouvent à la rue. Aujourd’hui, j’ai une visibilité professionnelle d’un peu moins d’une année, mais je sais que les jours de vache maigre peuvent revenir. Avoir flirté de très près avec la précarité m’a rendu particulièrement sensible et réceptif à ce sujet.


Quand on lit votre livre, on a le sentiment que l'homme est petit, et qu'il ne possède rien tout à fait. Est-ce votre philosophie ?


C’est en tout cas mon mode de vie ! Et une réalité que les turbulences sociétales que nous traversons actuellement nous rappellent chaque jour un peu plus.


Le chien errant s'appelle Baudelaire. C'est un peu le grand héros du livre. Pourquoi l'avoir appelé ainsi ?


Tout d’abord, à cause de la phrase de Baudelaire placée en exergue du roman, qui a été, avec le documentaire consacré au Fleuron Saint Jean, l’élément déclencheur de l’écriture. Ensuite parce que, d’une manière symbolique, ce chien errant ramène de la beauté et de la poésie dans le monde et dans la vie de Philippe. Et puis, qui a mieux chanté la ville, les miséreux, les laissés pour compte, les âmes errantes et crépusculaires que Charles Baudelaire ?


Qui, du chien ou du poète sauve la situation? L'animal ou la littérature ?


Les deux ! Le chien, parce que, souvent, lorsque les SDF en ont un, on les voit au lieu de les zapper de notre champ de vision. Notre regard s’arrête d’abord sur l’animal, ricoche ensuite sur lui et se porte enfin sur l’homme à côté de lui. De plus, ici, Baudelaire est un irrésistible corniaud. Les commerçants de son quartier l’adorent, il a tout un réseau de petites combines dont finit par bénéficier Philippe. Il est le trait d’union entre un homme qui a pratiquement perdu toute humanité et l’humanité. Il ramène de la poésie dans le monde décharné de Philippe. Dans son sens commun, tout d’abord, en y réintroduisant de la compagnie, de la douceur, de la beauté, de la chaleur des autres humains avec lesquels il met Philippe en contact. Dans le sens étymologique, également, son sens grec d’« action de faire », puisque que, grâce à lui, Philippe retrouve la force de se battre pour s’en sortir. Quant à la littérature, elle raccroche Philippe à sa fille par le biais du conte qu’il lui racontait tous les soirs avant d’être à la rue, elle le raccroche à ce qui fait de lui un père et un homme.


Philippe se retrouve confronté, à une bourgeoisie versaillaise dépourvue de compassion et d'humanité et c'est un chien qui vient au secours de l'homme. Pourtant, votre roman échappe aux clichés. Comment l'expliquez vous ?


Sans doute parce que je ne théorise ni ne commente la trajectoire de Philippe pour essayer de la dérouler à la fois au plus près, au plus juste et au plus simple. Je ne rentre pas dans un discours manichéen de la lutte des classes, où les riches sont des salauds et les pauvres des gentils. Et, surtout, le point de vue et l’écriture adoptés m’en ont, je l’espère, préservé. J’ai en effet choisi ce qu’on pourrait appeler une écriture externe, me refusant à toute omniscience ou à tout discours indirect libre pour ne décrire que des actions et ne rapporter que des paroles brutes. Pas de « pensa-t-il » ou de « songea-t-il ». Pas de « il a froid », mais « il grelotte » ; pas de « il a mal au dos », mais « il se frotte le dos en grimaçant ». Mon objectif était de refuser la facilité du pathos, qui me semblait obscène pour traiter un tel sujet, loin de la dignité que ces femmes et ces hommes méritent justement qu’on leur rende. En bref, ne pas fabriquer l’émotion, mais la laisser naître d’elle-même.


Tout le livre comporte des références plus ou moins implicites. Il y a Baudelaire bien sûr, mais on pense aussi au Voyage au bout de la nuit, de Céline, car votre livre ausculte la société d'aujourd'hui par la fiction. On pense aussi à Beckett, et des figures telles que Mercier et Camier, ou Vladimir et Estragon. Mais en fait d'où vient votre inspiration ?


Merci pour ces comparaisons ! Je puise mon inspiration dans le monde et la société qui nous entourent. J’observe beaucoup. Dans mon premier roman, Le reniement de Patrick Treboc, je mettais en scène une satire de la société du spectacle avec, en soubassement, une critique des multiples reniements de la génération des baby-boomers. Dans celui-ci, je voulais disséquer à la fois le processus qui conduit à la misère et la manière dont on traite cette dernière. En ce qui concerne mes influences, vous avez raison de citer Céline et Beckett. Dans mon panthéon littéraire, il y a aussi, pêle-mêle, Bret Easton Ellis, Bukowski, Fitzgerald, Voltaire, Montesquieu, Vivant Denon, les trois grands « La » du XVIIe (La Fontaine, La Rochefoucauld, La Bruyère), Baudelaire, Wilde, Camus, Hesse et Dostoïevski.


L'une des dernières scènes se passe sur le pont des arts. De votre part, on aurait pu s'attendre au Pont Mirabeau...


Vous faites allusion à ma thèse de doctorat sur Mirabeau. Mais, comme Nietzche, « je ne pourrais croire qu’en un Dieu qui saurait danser », d’où le Pont… des Arts ! Et puis, j’aime ce pont qui relie les deux rives de Paris ainsi que cette étrange ligne de filiation culturelle et artistique qu’il trace entre le Louvre et l’Académie française. Pour moi, c’est là que l’on trouve l’une des plus belles vues de la capitale, l’une des plus chargées d’histoire et de littérature, même si elle fait un peu carte postale. Quand je suis arrivé à Paris pour mes études, mon oncle, qui est photographe, m’avait dit que c’était l’un des rares endroits où les yeux respirent. Dans le reste de la ville, notre œil est toujours arrêté par un mur, une voiture, quelque chose ou quelqu’un. Là, il peut courir loin sans que rien ou presque ne l’arrête, un peu comme face à l’horizon, au bord de l’océan.


Pouvez-vous nous parler du Fleuron Saint Jean ?


Le Fleuron Saint Jean est une péniche reconvertie en une structure d’accueil extraordinaire et unique. Elle est la seule qui accepte les SDF avec leurs chiens. À bord du Fleuron, il y a cinquante places, dont la moitié est réservée aux sans domiciles avec des chiens. L’ensemble est géré par les Œuvres Hospitalières de l’Ordre de Malte et 30 Millions d’Amis. Dans les cabines et sur le pont, les SDF sont des « passagers », qui peuvent rester à bord vingt-huit nuits de rang pour prendre réellement le temps de souffler un peu et de recouvrer quelques forces. S'y trouvent également un service vétérinaire gratuit et un service d’assistance sociale pour les aider dans leurs démarches de réinsertion. Le soir, tous dînent ensemble. Ils sont servis par des bénévoles qui se relaient tous les soirs. Certains sont en cuisine, d’autres au service, et l’un d’eux est présent à chaque table pour animer la conversation et favoriser les échanges. Après le repas, pas de télé, mais des jeux de société pour encourager la sociabilité. L’accueil a lieu toute l'année, alors que les autres centres ne sont ouverts que de début novembre à début mai.

Une autre péniche est sur le point d’ouvrir sa coque à Asnières, Le Fleuron Saint Michel. Elle accueillera trente SDF pendant plusieurs mois.

Ce que je trouve formidable, c’est cette vision à plus long terme que celle, certes nécessaire, immédiate et d’urgence que proposent les autres centres. Et cette caractéristique unique d’accueillir les SDF avec leur chien au lieu de les forcer implicitement à refuser d’aller dormir dans un centre pour ne pas abandonner leur compagnon d’infortune. C’est pour toutes ces raisons que je reverse une partie de mes droits d’auteur de ce roman au Fleuron Saint Jean. De la même manière qu’on n’écrit pas un livre sur les SDF en restant confortablement au chaud chez soi, on ne publie pas un tel livre sans rendre un peu à toutes ces femmes et à tous ces hommes ce qu’ils vous ont donné.


Et si vous étiez sur une île déserte, quel livre emporteriez-vous ?


Les Frères Karamazov de Dostoïevski. Je le relis tous les ans à Pâques. Il est mon absolu en termes de roman.


Léthée Hurtebise – Magazine des livres - 2009

Publié dans : Contemporains français - Recommander
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